amLeague: avantage à la gestion quantitative en 2014

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(NEWSManagers.com) -

Derrière la progression quasi nulle de l'indice Stoxx 600 (%) depuis le début de l'année, se cache, au sein du mandat " actions européennes " d'amLeague une véritable bataille rangée entre gérants. Les uns menant une gestion quantitative, les autres une gestion fondamentale. Invités sur Newsmanagers TV (*), Fabien Dornier directeur de la gestion chez Ossiam et Eric Lauri, gérant chez Exane AM, se sont prêtés, en présence de Vincent Zeller, le responsable partenaires de la plateforme, au jeu des différences dans les process de gestion. Différences, comme l'a souligné Vincent Zeller, qui profitent cette année aux " quants " , ces derniers trustrant les premières places devant les " quals " . Chez Ossiam, où, selon les termes de Fabien Dornier, la société mène une " gestion de conviction indicielle " ,la gestion " minimum variance " dans le mandat Actions Europe conduit tout d'abord à éliminer la moitié des valeurs de l'indice afin de ne favoriser que les actions les plus liquides. A partir d'une optimisation du portefeuille et d'une sélection des valeurs les moins volatiles, le portefeuille est constitué de 70 à 90 titres. Pour un résultat satisfaisant puisque Ossiam occupe la première place du mandat à la mi-octobre, depuis le début de l'année. Sur cette même période, Exane AM figure donc derrière les quants mais se situe, néanmoins, dans la première partie du classement. Pour justifier ce bon comportement, Eric Lauri est revenu à son tour sur la gestion de sa maison. Une gestion qui ne fait pas de paris sectoriels par rapport à son benchmark, mais qui laisse toute latitude, au sein de chaque secteur, aux gérants - value ou growth -, d'opérer un choix de valeurs générateur d'alpha.

Le fait d'intervenir sur l'Europe et d'inclure notamment la Grande-Bretagne et la Suisse dans l'univers d'investissement donne également aux gérants la possibilité d'utiliser un moteur de performance supplémentaire : le change. Cela étant, pour le portefeuille d'Ossiam, il n'y pas de pari sur la devise. De fait, les expositions aux pays peuvent sensiblement fluctuer. Cette année, l'allocation-pays-devises est quasi en ligne avec l'indice, a indiqué Fabien Dornier. Quoiqu'il en soit, compte tenu de leur comportement, les monnaies n'ont pas contribué à la performance du portefeuille. Pour Eric Lauri, des " biais " pays sont possibles dans la gestion d' Exane mais dans ce cas, la gestion ajustera l'ensemble en achetant ou vendant des devises afin de respecter la structure de l'indice. En chiffres, même si la gestion ne cherche pas à apporter de la valeur par ce biais, les devises ont contribué à hauteur de 35 points de base dans la performance globale depuis le début de l'année, a précisé Eric Lauri. Dont 28 points de base viennent de la livre et 7 points de base pour le franc suisse.

Enfin, interrogés sur leurs convictions d'ici la fin de l'année, les gérants ont chacun dans leur spécialité fait part de leurs convictions compte tenu des récentes évolutions du marché. Fabien Dornier a notamment insisté sur la capacité de sa gestion " mini variance " à capter 75 % à 80 % de la performance d'un marché haussier et, dans des marchés baissiers, à afficher une volatilité plus basse que la moyenne. En l'occurrence, la volatilité du portefeuille d'Ossiam est de 9 actuellement contre 12 pour l'indice. Dans le cadre de cet exercice, Eric Lauri a cité quelques convictions fortes émanant de gérant value dans l'équipe d' Exane qui gère le fonds, à l'image de Ital Cementi, ou " growth " , comme Teleperformance, Geberit ou Ingenico. A cela s'ajoutent des valeurs de rendement comme Repsol ou Vodafone.

(*) Vous pouvez visionner la vidéo en cliquant sur le line suivant : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/lesgerantssexpliquent.aspx?id=905

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