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Impôts: les solutions pour diminuer vos revenus imposables
Dernière mise à jour le : 16/07/2021

Pour diminuer vos impôts, vous pouvez opter pour la déduction des frais réels. crédit photo : Nokuro/Shutterstock / Nokuro

Pour diminuer vos impôts, vous pouvez opter pour la déduction des frais réels. crédit photo : Nokuro/Shutterstock / Nokuro

L’impôt sur le revenu est calculé selon un barème progressif par tranches. Plus vos revenus sont élevés, plus vous êtes taxé. Pour réduire la note à payer à l’administration fiscale, plusieurs solutions existent. L’une d’elles consiste à diminuer le montant imposable de vos revenus. Voici les stratégies à mettre en œuvre pour y parvenir.

Sommaire:

  • Opter pour la déduction des frais réels
  • Opter pour les régimes réels d’imposition
  • Penser à déclarer les charges déductibles du revenu global
  • Encaisser des revenus exonérés d’impôt

Opter pour la déduction des frais réels

Par principe, l’administration fiscale applique une déduction forfaitaire de 10% sur vos salaires imposables. Celle-ci est destinée à tenir compte des frais professionnels que vous supportez pour les percevoir. Cette déduction est comprise entre un minimum et un maximum qui sont revalorisés chaque année, fixés respectivement à 442 € et à 12 652 € pour les salaires perçus en 2020.

Si les frais engendrés par votre emploi sont supérieurs à 10% de vos salaires, vous avez intérêt à renoncer à la déduction de 10 % et à opter pour la déduction de leur montant réel. Vous réduirez ainsi votre rémunération imposable et, par conséquent, l’impôt à payer. L’option est personnelle (elle ne concerne pas les autres salariés du foyer), globale (elle s’applique à tous vos salaires, même si vous avez plusieurs emplois) et annuelle (elle résulte de l’inscription des frais à déduire dans votre déclaration).

Vous pouvez déduire tous les frais exposés pour les besoins de votre emploi (frais de transport, de matériels, de restauration sur votre lieu de travail…), à condition de pouvoir les justifier si l’administration fiscale vous le demande (pensez à conserver vos factures). Si votre employeur vous verse des allocations pour frais d’emploi en plus de votre salaire, vous devez les déclarer en revenus lorsque vous optez pour la déduction de vos frais réels.

Bon à savoir

Normalement, vos frais professionnels sont déductibles pour leur montant réellement supporté dans l’année. Par exception, vous pouvez en déduire certains de manière forfaitaire. C’est notamment le cas des frais de trajet domicile-lieu de travail effectués en véhicule. Ils peuvent être évalués au moyen des barèmes kilométriques que l’administration fiscale publie chaque année.

Opter pour les régimes réels d’imposition

Les travailleurs indépendants dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 176 200 € (activités de vente et de fourniture de logement) ou 72 600 € (autres activités) sont soumis au régime fiscal de la micro-entreprise. Leur bénéfice imposable est alors calculé forfaitairement par l’administration fiscale. Celle-ci applique un abattement de 34%, 50% ou 71% sur leur chiffre d’affaires déclaré, selon la nature de leur activité. Comme les salariés, les indépendants dont l’activité génère des frais supérieurs à l’abattement auquel ils ont droit ont intérêt à opter pour le régime réel d’imposition, afin de déduire leur montant réel. L’option, valable un an, est ensuite reconduite d’année en année tant qu’elle n’est pas dénoncée.

Les propriétaires bailleurs donnant en location des biens non meublés sont aussi soumis au régime micro-foncier lorsque leur foyer fiscal encaisse au plus 15 000 € de loyers par an. Ils bénéficient alors d’un abattement de 30% et sont imposables sur les 70% restants. Toutefois, ils peuvent opter eux aussi pour le régime réel d’imposition afin de déduire leurs charges foncières pour leur montant réel. L’option, valable trois ans, est ensuite reconduite d’année en année, tant qu’elle n’est pas dénoncée.

A noter

L’option pour les régimes réels d’imposition permet de constater un déficit lorsque les frais à déduire sont supérieurs aux revenus encaissés. Selon le cas, ce déficit est imputable sur les autres revenus imposables du foyer perçus la même année, ou sur les bénéfices et loyers des années suivantes.

Penser à déclarer les charges déductibles du revenu global

Certaines dépenses supportées dans l’année sont déductibles du revenu global imposable du foyer fiscal. Il en va ainsi des pensions alimentaires que vous versez à vos ascendants ou descendants dans le besoin qui ne sont pas rattachés à votre foyer fiscal, des sommes épargnées sur un produit d’épargne retraite type PER (Plan d’Epargne Retraite), des frais exposés pour accueillir une personne âgée aux ressources modestes sous votre toit, de la prestation compensatoire versée à votre ex-conjoint sur une période de plus de 12 mois suivant le prononcé du divorce, ou encore d’une fraction de la CSG payée sur vos revenus patrimoniaux et vos revenus de placements.

Toutefois, le montant déductible est généralement plafonné. Par exemple, la pension alimentaire versée à un enfant majeur dans le besoin en 2020 est déductible à hauteur de à 5 959 €. Les frais d’accueil d’une personne âgée que vous hébergez sont déductibles à hauteur de 3 542 €.

A savoir

Les frais déduits de vos revenus catégoriels (salaires, bénéfices, loyers…) et les charges déduites du revenu global imposable de votre foyer fiscal vous procurent une économie d’impôt proportionnelle à votre taux d’imposition. Plus ce taux est élevé et plus vous économisez. Par exemple, 1 000 € déduits de votre revenu global imposable vous permet de réduire vos impôts de 110 € si vous êtes imposable dans la tranche du barème de l’impôt à 11 % (ce taux remplace le taux de 14 % à compter de 2020), et de 450 € si vous êtes taxé dans la tranche à 45 %. Diminuer vos revenus imposables est donc d’autant plus intéressant que vous êtes lourdement taxé.

Encaisser des revenus exonérés d’impôt

Certains revenus sont exonérés d’impôt sur le revenu. C’est notamment le cas des salaires des étudiants dans la limite de 3 SMIC mensuels, des salaires des apprentis dans la limite du SMIC annuel, des loyers tirés de la location meublée d’une partie de sa résidence principale s’ils sont raisonnables, des intérêts produits par les livrets d’épargne réglementés type livret A, ou encore des gains générés par les contrats d’assurance-vie ouverts depuis au moins huit ans dans la limite de 4600 € par an (le double pour les couples). Percevoir ce type de revenus est idéal pour ne pas alourdir votre charge fiscale.

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