Shutterstock
Rester locataire n’empêche pas d’investir dans l’immobilier. Encore faut-il bien mesurer son budget, son projet et les risques à anticiper.
Rester locataire de son logement tout en achetant un bien destiné à la location peut sembler contre-intuitif. Pourtant, cette stratégie est de plus en plus envisagée par des actifs qui ne veulent pas, ou ne peuvent pas, acheter leur résidence principale dans la ville où ils vivent. Dans les grandes métropoles, les prix obligent parfois à choisir entre une petite surface trop chère et un projet plus rentable ailleurs. L’ investissement locatif permet alors d’entrer dans la propriété autrement, sans renoncer à la souplesse de la location.
Un investissement locatif possible à condition de bien cadrer son budget
Être locataire n’empêche pas d’obtenir un crédit immobilier. La banque ne juge pas d’abord le statut d’occupation du logement, mais la solidité du dossier. Elle regarde les revenus, les charges, le loyer déjà payé, les éventuels crédits en cours, le reste à vivre et la capacité à absorber une mensualité supplémentaire. Les loyers futurs du bien acheté peuvent aussi être pris en compte, souvent avec prudence, car il faut intégrer le risque de vacance locative ou d’impayés. Autrement dit, le projet doit tenir même si le logement reste vide quelques semaines.
Cette approche peut avoir du sens lorsque l’on souhaite conserver sa liberté. Un locataire peut déménager plus facilement pour un travail, un changement familial ou une envie de quartier différent, sans devoir revendre sa résidence principale. Dans le même temps, il commence à bâtir un patrimoine , à percevoir des revenus locatifs et à préparer l’avenir. Pour certains, c’est une manière de rester dans un logement agréable en location, tout en achetant dans une ville où le rendement est meilleur et où le prix d’entrée reste plus accessible.
Un bien rentable se juge sur plusieurs critères
Le choix du bien devient alors central. Il ne s’agit pas d’acheter un logement coup de cœur, mais un actif capable de trouver facilement preneur. Une petite surface près des transports, d’un campus, d’un bassin d’emploi ou d’un centre-ville vivant peut offrir une demande locative plus régulière. Un T2 ou un T3 peut aussi séduire des locataires plus stables. Les parkings, garages ou SCPI constituent d’autres pistes, plus accessibles ou moins chronophages, mais avec leurs propres limites. Dans tous les cas, l’emplacement, les charges, l’état du bien, le DPE et le niveau réel des loyers doivent être regardés froidement.
La rentabilité ne se résume jamais au loyer affiché. Il faut intégrer les frais de notaire, les charges de copropriété non récupérables, la taxe foncière, les travaux, l’assurance propriétaire non occupant, les éventuels frais de gestion et la fiscalité. La location meublée, notamment sous le statut LMNP, peut offrir un cadre intéressant selon le profil de l’investisseur, tandis que certains dispositifs liés à l’ancien rénové ou au neuf peuvent répondre à des objectifs patrimoniaux différents. Mais un avantage fiscal ne doit jamais faire oublier la qualité du bien ni la réalité du marché locatif.
Apport, épargne, mensualité : les chiffres à sécuriser
Le financement demande une préparation sérieuse. Même si certains dossiers peuvent être étudiés sans apport, un apport personnel reste souvent utile pour couvrir les frais annexes et rassurer la banque. L’établissement prêteur vérifiera aussi que l’investisseur conserve une épargne de sécurité. C’est essentiel, car il devra continuer à payer son propre loyer, assumer la mensualité du crédit et faire face aux imprévus du bien loué. Avant de se lancer, il faut donc tester plusieurs scénarios : un mois sans locataire, une réparation urgente, une hausse de charges ou une mensualité plus élevée que prévu.
Dans cette étape, les outils de simulation peuvent aider à cadrer le projet. BoursoBank propose un crédit immobilier 100 % en ligne , avec une réponse de principe immédiate en fin de parcours, des frais de dossier à 0 euro, un conseiller dédié, ainsi qu’un financement accessible dès 100 000 euros et jusqu’à 25 ans selon la nature du projet. L’offre peut notamment concerner un investissement locatif à usage unique d’habitation ou en vue de défiscalisation. BoursoBank met aussi en avant une renégociation sans frais et 100 % en ligne lorsque les conditions sont réunies, ainsi qu’une remise de 0,10 % sur le taux pour certains logements classés A ou B au DPE. Investir en restant locataire est donc possible, mais seulement si le projet est chiffré avec rigueur, pensé à long terme et compatible avec son budget réel.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement