Votre Livret A est plein : où placer votre prochaine épargne ? information fournie par Boursorama avec Editorialink 18/08/2026 à 13:43
Votre Livret A est au maximum ? Avant de chercher un nouveau placement, mieux vaut définir le rôle que devra jouer cette prochaine épargne.
Un Livret A arrivé à son plafond est plutôt une bonne nouvelle : cela signifie que vous avez déjà constitué une réserve importante. Pour une personne physique, les versements sont limités à 22 950 euros. Les intérêts peuvent toutefois continuer à faire progresser le solde au-delà de ce montant. Depuis le 1er août 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,7 % , avec des intérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Une fois ce seuil atteint, la question n’est donc pas nécessairement de rechercher immédiatement le placement le plus rémunérateur, mais de déterminer ce que devra faire la prochaine somme épargnée.
Les solutions pour conserver une épargne accessible
Le premier critère à examiner est la disponibilité. L’argent susceptible de servir dans les prochains mois pour faire face à une dépense imprévue n’a pas vocation à être exposé aux fluctuations des marchés. Une épargne de précaution représentant plusieurs mois de dépenses peut ainsi rester placée sur des supports liquides et sécurisés. Si le LDDS n’est pas encore rempli, il constitue un prolongement naturel du Livret A : son plafond est fixé à 12 000 euros, avec la même disponibilité et la même fiscalité avantageuse. Le LEP peut également être prioritaire pour les personnes qui respectent les conditions de revenus, puisqu’il offre une rémunération supérieure à celle du Livret A.
Lorsque ces livrets réglementés ne suffisent plus, un livret bancaire permet de conserver une grande souplesse. Chez BoursoBank, le Livret Bourso+ peut notamment compléter cette poche de liquidités : il ne comporte pas de plafond de versement et les fonds restent disponibles à tout moment. Son taux de base est actuellement de 1,50 % brut, avec une rémunération pouvant être majorée selon l’offre bancaire détenue. Contrairement au Livret A ou au LDDS, ses intérêts sont fiscalisés. Il peut donc être pertinent pour conserver temporairement une somme disponible, mais la comparaison doit toujours porter sur le rendement net de fiscalité et pas seulement sur le taux affiché.
Quels placements lorsque l’on peut immobiliser son épargne ?
Si vous savez au contraire que cette épargne ne sera pas nécessaire immédiatement, le compte à terme offre une autre logique. Le principe consiste à immobiliser une somme pendant une durée prévue dès le départ en échange d’un taux fixe. Chez BoursoBank, le CAT est actuellement proposé sur six ou douze mois , avec un versement minimum de 5 000 euros et sans plafond. Le capital est sécurisé et le taux connu à la souscription. En revanche, un retrait avant l’échéance entraîne la perte des intérêts. Cette solution peut ainsi convenir à une somme dont la date d’utilisation est déjà identifiable, là où un livret reste plus adapté lorsque l’on souhaite garder une disponibilité totale.
À moyen ou long terme, l’ assurance-vie ouvre davantage de possibilités . Elle permet de répartir son capital entre un fonds en euros et des unités de compte, dont la valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse. Chez BoursoBank, le contrat BoursoVie est accessible dès 300 euros , propose plus de 600 supports et ne facture notamment ni frais d’entrée, ni frais de sortie, ni frais d’arbitrage, selon les conditions du contrat. Un rachat partiel peut permettre de récupérer les fonds en 72 heures dans les conditions prévues. L’intérêt est aussi fiscal : l’ancienneté du contrat compte, notamment à partir de huit ans. Ouvrir une assurance-vie suffisamment tôt permet donc de « prendre date », même si les sommes investies initialement restent modestes.
Le PEA, une option à envisager pour l’épargne de long terme
Un épargnant disposant déjà d’une assurance-vie fortement investie en unités de compte n’est d’ailleurs pas obligé de la fermer pour réduire son exposition au risque. Il peut être possible d’effectuer un arbitrage, c’est-à-dire de déplacer une partie de l’épargne vers des supports plus prudents au sein du même contrat. Cette opération permet de conserver l’antériorité fiscale du contrat, ce qui peut être particulièrement intéressant lorsqu’il approche ou dépasse huit ans. Dans BoursoVie, les arbitrages ne supportent pas de frais contractuels spécifiques. Avant tout rachat total, il est donc utile de comparer les conséquences fiscales et les possibilités offertes par le contrat existant plutôt que de repartir automatiquement de zéro.
Enfin, si l’argent peut rester investi plusieurs années et que vous acceptez un risque de perte en capital, le PEA peut devenir une autre étape de la stratégie . Il permet d’investir notamment en actions, OPC ou ETF éligibles, avec un plafond de versements de 150 000 euros ; après cinq ans, les gains bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu, sous réserve des prélèvements sociaux. Le passage d’un Livret A plein vers le PEA n’a cependant rien d’automatique : l’argent destiné à un projet proche ne doit pas être traité comme une épargne prévue pour dix ans. Entre Livret Bourso+, compte à terme, assurance-vie et PEA, le bon arbitrage dépend donc moins du montant disponible que de trois questions simples : quand aurez-vous besoin de cet argent, quel niveau de risque acceptez-vous et quel rendement recherchez-vous ?