Épargne de précaution : avez‑vous vraiment mis assez de côté ?
information fournie par Boursorama avec Editorialink 19/05/2026 à 14:26

Shutterstock

L’épargne de précaution est souvent repoussée à plus tard. Pourtant, elle peut éviter bien des difficultés lorsque le budget est soudainement bousculé.

Mettre de l’argent de côté semble souvent évident en théorie, beaucoup moins dans la vraie vie. Entre les dépenses fixes, les courses, les loisirs, les vacances, les enfants ou les mensualités de crédit, l’épargne passe parfois après le reste. Pourtant, l’épargne de précaution n’est pas un luxe réservé aux hauts revenus. C’est la première marche d’une sécurité financière plus sereine, celle qui permet d’absorber une panne de voiture, une facture imprévue, une baisse temporaire de revenus ou un remplacement d’électroménager sans basculer dans le découvert.

Un matelas pour absorber les imprévus

Contrairement à une épargne destinée à un projet précis, un achat immobilier, un voyage, des études des enfants ou une retraite, l’ épargne de précaution doit rester disponible immédiatement . Son rôle n’est pas de chercher le meilleur rendement possible, mais de protéger le budget au moment où l’imprévu arrive. Elle évite de recourir à un crédit à la consommation, de payer des agios ou de vendre dans l’urgence un placement pensé pour le long terme. En clair, c’est une réserve que l’on ne regarde pas comme une somme à dépenser, mais comme une marge de manœuvre.

Alors, combien faut-il vraiment mettre de côté ? Il n’existe pas de montant universel. Le bon niveau dépend des revenus, des charges, de la stabilité professionnelle et du mode de vie. Pour une personne salariée avec des revenus réguliers, viser deux à trois mois de revenus peut déjà offrir une protection solide. Pour un indépendant, un intérimaire, un foyer avec enfants ou une personne dont les revenus varient beaucoup, mieux vaut plutôt viser trois à six mois. Une autre méthode consiste à raisonner en dépenses essentielles : loyer, alimentation, assurances, énergie, transport et remboursements obligatoires.

Une méthode souple pour épargner sans se priver

Concrètement, une personne qui gagne 2 000 euros nets par mois peut se fixer un premier objectif autour de 4 000 à 6 000 euros. Si ses dépenses courantes atteignent 1 500 euros par mois, une réserve de 4 500 à 9 000 euros couvre trois à six mois de charges essentielles. L’idée n’est pas de culpabiliser si l’on en est loin, mais de poser un cap réaliste. Même 30, 50 ou 100 euros mis de côté chaque mois permettent de construire une habitude durable. La régularité compte souvent plus que le montant de départ.

Pour savoir combien épargner chaque mois, la règle des 50, 30, 20 peut servir de repère simple : 50 % des revenus pour les dépenses indispensables, 30 % pour les envies, 20 % pour l’épargne et le remboursement des dettes. Cette méthode doit toutefois rester souple. Quand le budget est serré, commencer par 5 ou 10 % de ses revenus peut déjà changer la donne. L’automatisation aide beaucoup : programmer un virement permanent juste après l’arrivée du salaire permet de mettre son épargne à l’abri avant que les dépenses du mois ne l’absorbent.

Des supports simples pour une épargne disponible

Reste à choisir le bon support. Une épargne de précaution doit être placée sur un produit sûr, simple et accessible. Les livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS ou le LEP répondent bien à cet usage, avec un capital garanti et une disponibilité immédiate. Chez BoursoBank, l e Livret Bourso+ peut aussi compléter cette organisation . Ce compte d’épargne créé par BoursoBank affiche une rémunération de 1,50 % brut par an, pouvant être portée à 2,10 % brut avec l’Offre Metal, selon conditions. Il ne comporte ni frais d’ouverture ni frais de gestion, permet des versements et retraits libres à tout moment, garantit le capital et n’impose aucun plafond de versement.

Son intérêt tient aussi à sa souplesse d’organisation. BoursoBank permet d’ouvrir jusqu’à quatre livrets Bourso+, ce qui peut aider à séparer clairement les objectifs : un livret pour l’épargne de précaution, un autre pour les vacances, un troisième pour les dépenses de logement, un dernier pour un projet personnel. Le tout peut être alimenté par virements permanents, à partir de 10 euros, avec la possibilité d’augmenter, de réduire ou d’arrêter ces versements à tout moment. Cette logique de compartiments rend l’épargne plus lisible et limite la tentation de puiser dans la réserve de sécurité pour des dépenses qui relèvent plutôt du plaisir ou des projets.