Ce que votre rapport à l’argent dit de votre façon d’épargner information fournie par Boursorama avec Editorialink 23/07/2026 à 14:54
Notre manière d’épargner ne dépend pas seulement de nos revenus. Elle révèle aussi nos peurs, nos habitudes et notre façon de nous projeter.
Épargner n’est jamais un geste totalement neutre. Derrière un virement vers un livret, un placement conservé pendant des années ou, au contraire, une difficulté à garder la moindre somme, se cachent souvent des émotions, des habitudes familiales et une certaine vision de l’avenir. Pour certains, l’argent rassure. Pour d’autres, il procure de la liberté, crée de la tension ou reste un sujet que l’on préfère éviter. Comprendre ce rapport personnel aide à saisir pourquoi l’on épargne facilement, avec excès, par intermittence ou presque jamais.
Du besoin de contrôle au refus de penser à l’argent
Le profil le plus prudent cherche d’abord à se protéger. Il associe l’épargne à un rempart contre les imprévus et préfère savoir son capital disponible plutôt que de viser un rendement supérieur au prix d’une possible perte. Cette attitude favorise une discipline utile : suivi du budget, versements automatiques et constitution d’un matelas de sécurité. Elle devient toutefois moins efficace lorsqu’elle se transforme en peur de dépenser. L’objectif n’est pas d’accumuler sans fin, mais de définir une réserve cohérente, souvent équivalente à plusieurs mois de dépenses, puis d’orienter le surplus vers d’autres projets.
À l’inverse, certaines personnes tiennent l’argent à distance. Elles repoussent les décisions, évitent de regarder leurs comptes ou pensent que l’épargne est réservée à ceux qui gagnent davantage. Ce comportement ne traduit pas toujours un manque de volonté : il peut venir d’un rapport conflictuel à l’argent ou de la conviction qu’épargner impose de renoncer au présent. La meilleure réponse consiste alors à commencer modestement. Quelques dizaines d’euros versés à date fixe suffisent à installer un réflexe. La régularité compte souvent davantage que le montant, car elle évite d’attendre une prime ou une période plus favorable.
Mieux se connaître pour mieux répartir son épargne
D’autres épargnants fonctionnent par à-coups. Ils alternent les phases de contrôle strict et les périodes de dépenses impulsives, parfois jusqu’à devoir reprendre leur épargne pour équilibrer le mois . Leur difficulté n’est pas nécessairement de gagner trop peu, mais de ne pas donner de cadre à leur argent. Un budget simple aide à distinguer les charges essentielles, les dépenses de plaisir et la somme réellement disponible pour les projets. La règle des 50-30-20 peut servir de repère, sans devenir une obligation : elle doit être adaptée aux revenus, aux charges et aux priorités de chacun.
Le rapport au risque révèle également beaucoup. Un épargnant prudent préfère la garantie du capital et la disponibilité, tandis qu’un profil équilibré accepte une part de fluctuation pour rechercher davantage de potentiel à moyen terme. Un profil dynamique supporte mieux les variations de marché parce qu’il raisonne sur plusieurs années. Aucun n’est supérieur aux autres. Le choix dépend de l’horizon du projet, de la capacité à immobiliser l’argent et de la réaction face à une baisse temporaire. Un placement trop risqué peut provoquer des décisions précipitées. Un support trop sécuritaire peut ne pas répondre à un objectif de long terme.
Une solution d’épargne pour chaque projet
Relier chaque somme à une destination précise permet de sortir d’une épargne abstraite. L’argent destiné aux imprévus doit rester accessible, tandis qu’un apport immobilier, des travaux ou la retraite appellent d’autres solutions. BoursoBank propose plusieurs supports correspondant à ces horizons : Livret A, LDDS ou LEP pour une épargne disponible et défiscalisée, Livret Bourso+ sans plafond de versement, compte à terme pour une somme immobilisée pendant une durée définie, PEL ou CEL pour un projet immobilier. L’assurance-vie peut accompagner des objectifs de moyen ou de long terme, en gestion libre ou pilotée, tandis que le PERin Matla vise la préparation de la retraite. L’ouverture d’un compte bancaire peut être nécessaire pour accéder à certains produits.
Améliorer sa façon d’épargner ne consiste donc pas à changer de personnalité, mais à construire une méthode compatible avec elle. Il faut savoir ce que l’argent représente pour soi, fixer des objectifs concrets, choisir des supports adaptés et automatiser les versements. Commencer tôt, même avec de petites sommes, permet aussi de profiter sur la durée des intérêts composés, lorsque les gains produisent à leur tour des gains. Une stratégie utile doit enfin être revue après un changement de revenus, un déménagement, une naissance ou un nouveau projet. L’épargne devient alors moins une privation qu’un outil au service de son équilibre et de sa liberté.