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Marché automobile et leasing : les voitures électriques sont-elles surfacturées?
information fournie par Boursorama avec Media Services28/02/2023 à 14:39
Temps de lecture: 2 min

Telle est la tendance affirmée par l'ONG Transport & Environment.

(illustration) ( AFP / DAVID MCNEW )

(illustration) ( AFP / DAVID MCNEW )

Les sociétés de leasing surfacturent les voitures électriques, ne prenant pas en compte leur valeur à la revente et freinant de fait la transition énergétique, selon une étude publiée par l'ONG Transport & Environment, mardi 28 février.

Le loyer moyen mensuel d'une Peugeot e-208 s'établit par exemple à 547 euros en France, contre 355 euros pour le modèle essence. Ce prix est "bien trop élevé par rapport à la réalité du marché", selon cette étude.

Si les électriques sont bien plus chères à l'achat, les loyers pratiqués "ne tiennent pas compte des évolutions récentes du prix de revente des véhicules électriques sur le marché de l'occasion, qui constitue la principale variable utilisée par les sociétés de leasing pour fixer leurs prix", souligne l'ONG.

Le prix de revente des véhicules électriques sur le marché de l'occasion se rapproche de plus en plus de celui des modèles thermiques, selon T&E, qui a analysé 2,7 millions de tarifs de véhicules d'occasion dans les cinq plus grands marchés automobiles européens de janvier 2017 à juin 2022.

En France par exemple, une société de leasing qui revendait une voiture électrique vieille de 3 ans en 2017 pouvait espérer récupérer 37,3% du prix d'achat initial. En 2022, pour une voiture électrique de 3 ans, la société de leasing récupérait 43,4% du prix d'achat.

Les valeurs de revente des voitures thermiques progressent aussi sur la même période mais beaucoup moins rapidement (46,6% en 2017, 49,8% en 2022), souligne l'ONG.

Ces sociétés jouent un rôle dominant sur le marché des voitures neuves, où elles représentent jusqu'à un cinquième des achats.

Des offres d'une autre époque?

Elles sont pour la plupart liées à des grandes banques comme BNP Paribas (Arval) et la Société Générale (ALD), ou à des constructeurs comme Renault (Mobilize) et Volkswagen. Et si elles s'adressaient en priorité aux entreprises, elles démarchent de plus en plus les particuliers avec des offres de location de longue durée (entretien compris) aux tarifs mensuels attractifs.

Leurs offres "reflètent l'état du marché d'il y a 5 ans, lorsqu'il y avait des incertitudes sur l'attractivité des véhicules électriques de seconde main", accuse Léo Larivière, responsable du plaidoyer électrification des flottes chez T&E France. "Cela a des conséquences très concrètes: les utilisateurs de véhicules électriques sont surfacturés et la transition vers l'électrique est entravée".