Pour réduire l'imposition sur votre plus-value boursière, vous pouvez imputer vos pertes des années précédentes. (illustration) (Pixabay / Pexels)
Depuis le passage de la flat tax à 31,4 % au 1er janvier 2026, contre 30 % auparavant, optimiser ses placements en bourse d'un point de vue fiscal est plus que jamais d'actualité. Désormais, sur 12 000 euros de plus-value, l’impôt atteint 3 768 euros. Or, un mécanisme légal permet même de réduire la note en déclarant vos moins-values des années précédentes, indique Capital . Explications.
Si vous avez vendu des titres à perte dans un compte-titres, vous avez dix ans pour imputer cette moins-value sur vos gains des années suivantes. Par exemple, si vous avez perdu 5 000 euros en 2020 et gagné 5 000 euros en 2025, vous n'aurez aucun impôt à payer si vous reportez cette perte.
Bien notifier ses pertes
Mais attention, ce n'est automatique. Il faut pour cela avoir correctement déclaré les pertes chaque année via le formulaire 2074-CMV . « Cette moins-value, on va pouvoir la stocker. Chaque année, on va refaire le calcul, elle peut rester jusqu'à 10 ans si aucune plus-value n'arrive. (...) L'année où vous faites une plus-value, la moins-value des années précédentes va pouvoir compenser cette plus-value », explique à Capital Sébastien Defrance, CEO de DeclarAid, plateforme spécialisée dans l'aide à la déclaration d'impôt des investisseurs.
Le dispositif ne s'applique qu'aux comptes-titres ordinaires. L'assurance-vie, le PER, le PEE et le PEAC ne sont pas concernés car ces dispositifs bénéficient déjà d'avantages fiscaux. En cas d'oubli de déclaration, tout n'est pas perdu. Vous pouvez demander une correction a posteriori en contactant le centre des impôts via la messagerie sécurisée afin de tenter de régulariser la situation.
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