Maladie, handicap, dépendance : les aides fiscales méconnues / iStock.com - MonthiraYodtiwong
Les aides fiscales pour les aidants familiaux
Les contribuables qui ont à leur charge un enfant en situation de handicap bénéficient d'une part supplémentaire si l'enfant est titulaire d'une carte d'invalidité (avec au moins 80 % d'incapacité), et d'1,5 part pour un enfant handicapé s'il s'agit du 3e enfant à charge ou dès le 1er enfant si le parent assume seul sa charge. Cette dernière disposition s'applique également pour toute personne handicapée à charge, qu'elle soit ou non un membre de la famille (sous certaines conditions, notamment de ne pas être le conjoint). Les personnes qui rémunèrent un salarié (assistant de vie ou garde-malade) au domicile d'un parent âgé ou handicapé peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt de 50 % de la rémunération de la salariée si le parent remplit les conditions pour bénéficier de l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie). Selon les situations, le plafond des majorations peut atteindre 15 000 €, voire 20 000 € si l'un des membres du foyer est titulaire de la CMI invalidité (carte mobilité inclusion portant la mention invalidité) ou de la carte d'invalidité. D'autres avantages sont prévus si le contribuable héberge sous son toit une personne de plus de 75 ans. Si la personne hébergée n'est ni un parent ni un grand-parent, les dépenses liées à l'accueil (hébergement, nourriture…) sont déductibles, à condition qu'elle perçoive des revenus inférieurs à 12 253 € en 2025 pour une personne seule (ou 19 024 € pour un couple). S'il s'agit d'un parent ou d'un grand-parent, cet avantage ne peut pas s'appliquer, mais une déduction de 4 075 € au titre de la pension alimentaire est possible. Si la personne hébergée est titulaire de la carte CMI invalidité, elle peut être rattachée au foyer fiscal, et ouvre droit à une majoration de parts de quotient familial. Enfin, un avantage fiscal ou un crédit d'impôt peut être accordé pour l'adaptation du logement à la perte d'autonomie d'un membre du foyer (25 % des dépenses).
Les aides fiscales pour les personnes âgées dépendantes
Différentes aides sont accordées aux personnes âgées vivant à leur domicile ou en établissement. Les personnes de plus de 65 ans ont droit automatiquement à un abattement de 10 % sur la totalité des pensions de retraite perçues (et non sur l'impôt), et ce quel que soit le régime de retraite. Les personnes qui emploient une aide à domicile, par le biais d'un prestataire de services d'aide à domicile ou en emploi direct, bénéficient d'un crédit d'impôt à hauteur de 50 % des sommes dépensées. Il n'est pas nécessaire de percevoir l'APA pour en bénéficier, il suffit de faire figurer sur la déclaration de revenus les sommes dépensées et le montant des aides perçues (APA), qui seront déduites. Les contribuables qui ne paient pas d'impôts peuvent également en profiter. Pour les personnes titulaires d'une CMI invalidité, une majoration du nombre de parts est accordée (½ part supplémentaire pour une incapacité d'au moins 80 %), ainsi qu'un abattement sur le revenu imposable appliqué automatiquement par le fisc. En cas d'hébergement en EHPAD, la réduction d'impôt s'élève à 25 % des sommes réglées pendant l'année pour l'hébergement et la dépendance (avec un plafond de 10 000 €, soit une réduction de 2 500 € maximum), mais aucun crédit d'impôt n'est accordé. De même que pour les aidants familiaux, un crédit d'impôt pour les frais d'adaptation du logement à la perte d'autonomie est également possible (sous conditions de ressources).
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement