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Vacances d’été : le budget moyen prévu par les Français au plus bas depuis 2022, à 1748 euros
information fournie par Le Figaro 08/06/2026 à 15:04
Temps de lecture: 2 min

(Crédits: Adobe Stock)

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Dans un contexte marqué par la hausse des prix des carburants, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, les ménages anticipent des congés plus sobres, selon l'étude annuelle de Cofidis. Ils sont en revanche aussi nombreux que l'été dernier à avoir l'intention de partir en vacances.

Vers un été plus frugal ? C'est en tout cas ce que suggère la nouvelle édition de l'enquête annuelle CSA pour Cofidis sur le budget des vacances d'été des Français, menée pour la sixième année consécutive. Dans un contexte marqué par la hausse des prix , tirée par les carburants, conséquence de la guerre au Moyen-Orient , les ménages semblent anticiper des congés plus sobres, voire, pour certains, l'abandon pur et simple du départ. Selon les résultats du baromètre, la proportion de Français ayant l'intention de partir en vacances reste globalement stable : 62% en 2026, contre 63% en 2025. En revanche, les dépenses prévues s'inscrivent en nette baisse. Les vacanciers devraient consacrer en moyenne 1748 euros à leurs séjours et activités estivales, contre 2085 euros l'an dernier (- 287 euros). Jamais ce montant n'avait été aussi bas depuis l'été 2022.

Toutes les catégories sociales sont contraintes à des arbitrages. Les CSP+ restent les plus dépensiers, avec un budget moyen de 2087 euros, mais ce sont aussi eux qui réduisent le plus leurs dépenses, en recul de 390 euros sur un an. Les CSP-, eux, affichent une relative stabilité à 1453 euros, malgré une légère baisse anticipée de 59 euros. Dans le détail, les Français devraient être économes dans les postes jugés non essentiels : 58% des vacanciers réduiront leurs dépenses dites «plaisir» , et 52% leurs budgets de restauration. L'étude pointe aussi que «l'adoption de réflexes économiques concrets» , comme cuisiner plutôt que d'aller au restaurant (48%), ou privilégier des activités gratuites ou peu coûteuses (41%).

Le «staycation» séduit de plus en plus, surtout les jeunes

La flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient pèse lourdement sur les portefeuilles des ménages et explique ces ajustements estivaux. Pour 64% des Français, l'augmentation des prix à la pompe a directement influencé le choix de la destination, davantage encore que le contexte géopolitique lui-même, cité par un Français sur deux, ou que la question de l'empreinte environnementale, prise en compte par 36% des sondés. Car peu de Français se disent épargnés par l'onde de choc économique. Près de neuf vacanciers sur dix (89%) constatent une hausse des prix par rapport à l'an dernier, un niveau en légère progression (+2 points). Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui doivent puiser dans leur budget courant (42%), voire dans leur épargne personnelle (35%) pour financer leurs vacances.

En toile de fond, les aspirations à des vacances plus «responsables» poursuivent leur progression. Près de 70% des 18-24 ans disent avoir envisagé de modifier leur manière de voyager pour réduire leur impact environnemental. Une tendance qui concerne au total 59% de la population. À la croisée des préoccupations budgétaires conjoncturelles et des considérations climatiques de long terme, la tendance du « staycation » continue de se renforcer. Contraction anglo-saxonne de «stay» (rester) et «vacation» (vacances), le terme désigne des vacances passées à proximité de son domicile . La mode est particulièrement marquée chez les 18-24 ans, dont 73% déclarent l'envisager pour cet été. Et si l'avenir des vacances était... à la maison ?

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