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Ne les jetez plus ! Ces objets du quotidien contiennent de l’or 22 carats dans 99 % des cas, les ferrailleurs en raffolent

information fournie par Biba Magazine 20/01/2026 à 13:13

Shutterstock

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Dans certains appareils que l’on croit sans valeur, une fine quantité d’or se cache encore, prête à être récupérée plutôt que jetée.

Dans les tiroirs, les placards ou les cartons au fond des caves, s’accumulent des appareils que l’on considère comme obsolètes . Téléphones fatigués, ordinateurs hors d’âge, consoles qui ne s’allument plus. Ils finissent souvent à la poubelle ou vendus pour presque rien, comme s’ils n’avaient plus aucune valeur. Pourtant, ce qui semble n’être que de la ferraille renferme une matière dont la valeur, elle, ne se dément pas : de l’or, présent en quantité infime sur chaque composant, mais assez pour attirer désormais l’attention de ceux qui savent où regarder.

Depuis plusieurs années, le secteur de la récupération électronique s’intéresse de près à ces appareils du quotidien. Non pas pour les remettre en circulation, mais pour ce qu’ils contiennent au cœur de leurs cartes mères : de minuscules couches d’or 22 carats déposées sur les connecteurs. Ce métal est utilisé pour ses propriétés de conduction et sa résistance à l’oxydation . Il ne ternit pas, ne se dégrade pas, et permet aux flux électriques de circuler de manière stable. Un matériau rare, discret, presque invisible à l’œil nu, mais bien réel. « On trouve des cartes mères dans la plupart des systèmes électroniques et 99 % des alliages que vous voyez en doré sont en or » , indique un ferrailleur dans les colonnes de L’Internaute .

L’or au cœur des cartes électroniques

Pour certains professionnels, cette réalité est devenue une source de revenus . Là où la plupart voient un téléphone cassé, ils perçoivent une réserve de métal précieux, disséminée en fragments. Un ferrailleur raconte avoir appris à récupérer ces cartes mères en observant un collègue qui les achetait au poids. Ce dernier accumulait les circuits imprimés, puis les confiait à des spécialistes capables d’en extraire l’or par des procédés chimiques complexes. Au programme ? Des bains acides, des traitements successifs, et l’or qui apparaît, séparé du reste des matériaux.

Extraire ce métal soi-même n’a rien d’une opération improvisée . Les produits nécessaires sont dangereux, les manipulations exigeantes, et l’erreur peut être grave. Les professionnels disposent d’installations sécurisées et d’alliages spécifiques pour séparer l’or du reste des composants . C’est la raison pour laquelle la récupération artisanale, malgré sa circulation sur certains forums, n’est pas recommandée. On ne manipule pas l’acide comme on répare une prise électrique.

L’or intégré à de nombreux équipements électroniques

Ce qui est moins connu, c’est que cette présence d’or ne se limite pas aux téléphones ou aux ordinateurs. Elle concerne une large gamme d’appareils électroniques du quotidien : boîtiers TV, appareils photo numériques, consoles de jeux, lecteurs anciens, équipements audio. Partout où circulent des signaux qui nécessitent fiabilité et précision, l’or apparaît en fines strates . Plus l’objet était conçu pour durer, plus la probabilité d’en trouver est élevée.

Jeter ces appareils sans y réfléchir revient donc à envoyer dans les décharges des matériaux précieux, mais aussi des substances particulièrement nocives . Les cartes mères contiennent des métaux lourds destinés à assurer leur performance et leur résistance : plomb, cadmium et mercure notamment. Elles peuvent également renfermer des retardateurs de flamme bromés, utilisés pour limiter les risques d’incendie , mais problématiques pour l’environnement. Lorsqu’elles se dégradent, ces substances contaminent sols et eaux.

L’or valorisé grâce aux spécialistes du recyclage

Confier ces appareils à des spécialistes du recyclage électronique est aujourd’hui la solution la plus responsable. Ces professionnels savent extraire les matériaux réutilisables, isoler les éléments dangereux et limiter au maximum l’ impact écologique des déchets restants. Ils rémunèrent également les particuliers qui leur apportent des appareils encore complets, permettant de valoriser ce qui aurait pu finir à la benne.

À l’heure où les ressources naturelles sont de plus en plus sollicitées, reconsidérer ces objets abandonnés n’a rien d’anodin. Ils ne représentent pas une fortune immédiate, mais ils racontent une valeur que l’on oublie souvent : celle des matériaux, de leur origine, et de ce qu’ils peuvent redevenir. Avant de jeter un appareil électronique, il peut être utile de se demander non pas ce qu’il ne fait plus, mais ce qu’il contient encore .

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