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Mon enfant part étudier : combien faut-il prévoir pour son installation ?

information fournie par Boursorama avec Editorialink 18/06/2026 à 11:02

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Un enfant qui quitte le foyer pour étudier entraîne de nouvelles dépenses. Logement, installation et vie courante doivent être pensés ensemble.

Le départ d’un enfant pour ses études supérieures se prépare rarement avec une seule dépense bien identifiée. Ce n’est pas seulement un loyer à payer ou un ordinateur à acheter, mais une addition de frais qui arrivent souvent en même temps : dépôt de garantie, premier mois de location, assurance habitation, frais d’inscription, équipement du logement, courses de départ, transports, abonnement internet, parfois mutuelle et matériel pédagogique. Pour une première installation, mieux vaut donc raisonner en deux temps : le budget du premier mois, souvent le plus lourd, puis le budget mensuel à tenir une fois la rentrée passée.

Le logement, première grande dépense de l’installation

Le logement reste le poste qui change tout . Une chambre en résidence universitaire ou en colocation peut contenir la facture, tandis qu’un studio dans une grande ville fait immédiatement grimper le budget. Au loyer s’ajoutent généralement le dépôt de garantie, l’assurance habitation, les frais d’agence lorsqu’il y en a, l’ouverture des contrats d’énergie et parfois quelques achats indispensables. Pour une première installation dans le privé, il faut souvent prévoir au minimum deux à trois mois de loyer disponibles au départ, avant même de parler de meubles ou de vie quotidienne. La Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) estimait, pour la rentrée 2025, les frais spécifiques de rentrée à 1 986 euros en moyenne pour un étudiant non boursier, avec des frais de vie courante mensuels autour de 1 238 euros.

Vient ensuite l’équipement du logement , souvent sous-estimé par les familles. Dans un meublé, l’essentiel est parfois déjà là, mais il manque vite du linge de lit, une couette, des serviettes, quelques ustensiles, une lampe, une poubelle, un étendoir, du petit électroménager ou du matériel de ménage. Dans un logement vide, la note peut changer d’échelle : lit, table, chaises, réfrigérateur, plaques de cuisson, vaisselle, casseroles et rangements peuvent représenter entre 1 000 et 2 000 euros selon que l’on achète neuf, d’occasion ou que l’on récupère une partie de l’équipement familial. La seconde main, la colocation et les logements déjà équipés restent les meilleurs leviers pour alléger la première facture.

Les frais récurrents qui pèsent sur l’année étudiante

Les frais de scolarité doivent aussi être intégrés dès le départ. À l’université, les montants restent encadrés, mais ils augmentent d’une année à l’autre : pour 2025-2026, les droits d’inscription s’élevaient à 178 euros en licence, 254 euros en master et 397 euros en doctorat, hors situations particulières. À cela peuvent s’ajouter la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), les livres, les fournitures, une calculatrice spécialisée, un ordinateur ou des logiciels selon la filière. Dans le privé, le sujet devient beaucoup plus lourd, avec des frais qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros par an, notamment en école de commerce, d’ingénieurs ou dans certaines formations spécialisées.

Une fois installé, l’étudiant doit tenir son budget chaque mois . L’alimentation peut représenter 200 à 350 euros, selon la ville, le recours aux restaurants universitaires et la capacité à cuisiner. Depuis le 4 mai 2026, le repas à 1 euro est proposé à tous les étudiants dans les restaurants Crous, sous réserve notamment d’utiliser un compte Izly actif, ce qui peut réellement soulager les dépenses alimentaires. Il faut ensuite compter les transports, le téléphone, internet, les produits d’hygiène, quelques vêtements, les sorties et les allers-retours vers le domicile familial. En pratique, hors frais de scolarité élevés, un budget global de 900 à 1 400 euros par mois reste une base réaliste pour un étudiant logé hors du foyer, avec de fortes variations selon la ville.

L’autonomie financière, une étape à accompagner

L’anticipation bancaire peut aussi faciliter cette transition. Avant même le départ, BoursoBank permet aux parents clients d’ ouvrir une offre 10-17 à leur adolescent , accessible de 10 ans à 17 ans et demi, avec un compte, un RIB, une carte et une application mobile. Le parent garde la main sur les plafonds, les virements SMS, l’accès à l’épargne et le suivi du compte, tandis que l’adolescent apprend progressivement à gérer ses dépenses. Pour préparer le financement, BoursoBank propose aussi plusieurs solutions pour mineurs, comme le Livret A Jeune, le Livret Bourso+ Jeune ou l’assurance vie mineur. Le Livret Bourso+ Jeune, par exemple, est plafonné à 10 000 euros, avec des versements et retraits libres, sans frais d’ouverture ni de gestion, et une rémunération brute de 2,40 % par an au 15 mars 2026, susceptible d’évolution.

Au total, pour un enfant qui part étudier loin de chez lui, une première installation peut facilement demander entre 3 000 et 5 000 euros au démarrage, puis environ 10 000 à 15 000 euros sur une année universitaire selon le logement, la ville et le type d’études. Le bon réflexe consiste à bâtir un budget en trois colonnes : ce qui est obligatoire dès septembre, ce qui reviendra chaque mois, et ce qui peut être financé par les aides, l’épargne, un job étudiant ou un prêt. L’objectif n’est pas seulement de payer la rentrée, mais d’éviter que chaque imprévu devienne une urgence familiale. C’est souvent cette préparation, plus que le montant exact mis de côté, qui rend l’installation vraiment plus sereine.

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