Seuls 17 % des salariés interrogés pensent percevoir toutes les prestations auxquelles ils ont le droit. Illustration. (Free-Photos / Pixabay)
L’année 2026 devrait marquer le retour d’une forte inflation sur fond de tensions sur l’énergie, liées à la guerre en Iran. D’ores et déjà, deux salariés sur cinq ont vu leur situation financière se dégrader en un an, d’après les chiffres d’un sondage de Klaro réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 salariés par l'institut Ipsos en février. Alors que 41 % des sondés se disent en situation précaire au quotidien, beaucoup renoncent à demander les aides auxquelles ils ont le droit, notamment en raison des démarches administratives, rapporte TF1 Info .
Un abandon des salariés
Seuls 17 % des salariés interrogés pensent percevoir toutes les prestations auxquelles ils ont le droit. Près de la moitié des sondés (45%) pense n'être éligible à aucune aide, ce qui est souvent faux. Pour rappel, il existe de nombreux dispositifs au niveau local ou national pour financer le transport, le logement, ainsi que divers soutiens pour la famille et les personnes en situation de handicap. Les salariés les moins rémunérés ont également accès à la prime d’activité.
Au-delà du manque d’information, 55 % des salariés interrogés ont indiqué avoir renoncé à ces dispositifs à cause de leur complexité d’accès. « La lourdeur des démarches, le manque de temps, la multiplicité des interlocuteurs freinent l'accès aux droits et aggravent une précarité déjà présente » , résume l’étude.
Les entreprises invitées à agir
Pour améliorer l’accès aux droits, l’entreprise pourrait être l’acteur privilégié. Ainsi, 62 % des salariés considèrent qu’il est important que l’employeur fournisse un accompagnement au bien-être financier. Il pourrait passer par plusieurs leviers comme l’intéressement ou la mise en place d’un simulateur de droits sociaux, réclamé par 34 % des personnes interrogées.
Les salariés estiment par ailleurs que les entreprises pourraient, elles aussi, largement en bénéficier. Les démarches en faveur du pouvoir d’achat pourraient augmenter la motivation et l’engagement professionnel des employés, considèrent respectivement 68 % et 63 % des sondés. Les problèmes financiers entraîneraient quant à eux des baisses de concentration, de productivité et de présence.
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