* Selon Bloomberg Safran démarrerait des discussions sur une
offre
* Safran refuse de commenter les "rumeurs de marché"
* Mi-mars Zodiac s'était dit ouvert à "toute offre
raisonnable".
* Safran avait tenté de racheter Zodiac il y a 5 ans
* Safran veut se recentrer sur l'aéronautique et la défense
(Actualisé avec contexte)
PARIS, 21 avril (Reuters) - Zodiac Aerospace ZODC.PA a
insisté jeudi soir sur le fait qu'il n'était pas à vendre, à la
suite d'une information de Bloomberg selon laquelle Safran
SAF.PA envisagerait une offre sur l'équipementier, cinq ans
après une première tentative avortée.
Le président du directoire du fournisseur d'Airbus AIR.PA
et Boeing BA.N , qui peine à résorber ses retards de production
de sièges et de cabines d'avions, avait indiqué à la mi-mars
être prêt à étudier toute offre "raisonnable", conduisant les
analystes à se réintéresser au scénario d'un rachat par Safran.
"Cela ne veut pas dire que la société est en vente", a dit
un porte-parole de Zodiac jeudi soir, tandis que Safran faisait
savoir par la voix d'une porte-parole qu'il ne commentait jamais
les "rumeurs de marché".
Selon Bloomberg, qui cite des sources non identifiées, les
discussions sont encore à un stade préliminaire et Safran
pourrait décider de ne pas déposer d'offre.
Valorisés respectivement à 26 et 5,5 milliards d'euros,
Safran et Zodiac constitueraient en cas de fusion l'un des plus
grands équipementiers aéronautiques européens, dans un secteur
mûr pour une consolidation, comme l'a montré la tentative de
rachat de l'américain United Technologies UTX.N par son
compatriote Honeywell International HON.N , abandonnée le 1er
mars.
Safran a clairement indiqué son intention de se recentrer
sur l'aéronautique et la défense en se désengageant de la
sécurité. Jeudi, le groupe français a annoncé la cession de
Morpho Detection et d'autres activités de détection à Smiths
Group SMIN.L pour une valeur d'entreprise de 710 millions de
dollars (630 millions d'euros).
Zodiac a de son côté fait savoir mercredi qu'il était en
train de régler ses derniers retards de sièges et avait
quasiment atteint son objectif de production mensuelle de
toilettes pour l'A350, le nouveau long-courrier d'Airbus.
(Cyril Altmeyer et Tim Hepher à Paris, avec Sneha Johny à
Bangalore, édité par Julie Carriat et Véronique Tison)