* Le Dow a gagné 1,33%, le S&P-500 1,36% et le Nasdaq 1,33%
* La chute provoquée par le Brexit pratiquement effacée
* Le gouverneur de la BoE évoque un soutien cet été
* Les biens de consommation soutenus par l'offre de Mondelez
sur Hershey
(Répétition sans changement d'une dépêche diffusée jeudi)
par Lewis Krauskopf
NEW YORK, 1er juillet (Reuters) - La Bourse de New York a
fini en hausse jeudi pour la troisième séance consécutive après
l'évocation par la Banque d'Angleterre d'un possible
assouplissement de sa politique monétaire cet été et grâce au
secteur des biens de consommation courante grâce à l'offre de 23
milliards de dollars de Mondelez sur Hershey.
L'indice Dow Jones .DJI a gagné 235,31 points, soit 1,33%,
à 17.929,99. Le S&P-500 .SPX , plus large, a pris 28,09 points
(+1,36%) à 2.098,86 et le Nasdaq Composite .IXIC a progressé
de 63,43 points (+1,33%) à 4.842,67. Ils affichent ainsi leur
meilleure performance sur trois séances depuis quatre mois
(+4,9% pour le S&P).
Tous trois ont ramené à moins de 1,5% le recul subi depuis
la victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union
européenne au référendum du 23 juin.
Jeudi, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney,
a déclaré que la banque centrale aurait probablement besoin
d'adopter de nouvelles mesures de soutien à l'économie durant
l'été.
De son côté, James Bullard, le président de la Réserve
fédérale de St. Louis, a estimé dans un discours prononcé à
Londres que le Brexit constituait un "énorme problème" pour le
Royaume-Uni mais que son impact aux Etats-Unis devrait être
limité.
"Les banques centrales font de leur mieux pour agir et faire
remonter les cours des actions", commente Adam Sarhan, directeur
général de Sarhan Capital. "Je pense que la Fed est plus que
prête à suivre le mouvement si la situation se dégrade sur les
marchés."
HERSHEY VEDETTE DU S&P-500 APRÈS L'OFFRE DE MONDELEZ
Le dollar a regagné du terrain face à la livre sterling
après les propos de Mark Carney et face à l'euro après des
informations de Bloomberg selon lesquelles la Banque centrale
européenne (BCE) pourrait assouplir les modalités de son
programme d'achats d'obligations.
En fin de journée, la monnaie unique se traitait autour de
1,1095 dollar EUR= , en baisse de 0,34%, contre 1,1155 au plus
haut du jour. La livre, elle, s'échangeait à 1,3311 contre un
pic à 1,3495 GBP= .
Pour Bucky Hellwig, vice-président senior de BB&T Wealth
Management, "on efface le 'Brexit' car il devient évident qu'il
s'agissait d'un vote et d'une décision politiques plus que d'une
décision économique".
Les marchés actions américains pourraient aussi avoir
bénéficié des traditionnels ajustements de portefeuilles de fin
de trimestre.
Les dix grands indices sectoriels S&P ont fini dans le vert
et celui des produits de consommation courante .SPLRCS s'est
adjugé 2,21%.
Hershey a bondi de 16,83%, de loin la meilleure performance
du S&P-500, tandis que Mondelez prenait 5,91% malgré le rejet
par de Hershey de l'offre d'achat indicative de 23 milliards de
dollars (20,8 milliards d'euros) qu'il lui a soumise cette
semaine.
LA VOLATILITÉ POURRAIT RESTER ÉLEVÉE
General Electric GE.N a gagné 3,04%, la meilleure
performance du Dow, grâce au relèvement par Goldman Sachs de son
objectif de cours.
A la baisse, Visa V.N et MasterCard MA.N ont cédé
respectivement 3,35% et 4,42% après l'invalidation par un
tribunal fédéral d'un accord amiable de 7,25 milliards de
dollars passé entre les deux émetteurs de cartes de crédit et
des commerçants sur les commissions payées par ces derniers.
Le mois de juin se solde pour le Dow Jones par une hausse
0,8%, pour le S&P-500 par un gain symbolique de 0,09% et pour le
Nasdaq par un repli de 2,13%. Sur le deuxième trimestre, le Dow
a progressé de 1,39% et le S&P de 1,9% tandis que le Nasdaq
reculait de 0,56%.
Depuis le 1er janvier, le Dow gagne 2,9% et le S&P-500 2,69%
alors que le Nasdaq Composite perd 3,29%.
La volatilité pourrait rester élevée au cours des semaines à
venir en raison des incertitudes liées à l'avenir du
Royaume-Uni.
"Je pense qu'il y aura de nouveau des moments où on revivra
la peur du Brexit, dans une certaine mesure", dit Jim Paulsen,
responsable de la stratégie d'investissement de Wells Capital
Management. "Mais je ne pense pas que cela soit aussi important
qu'on ne l'a imaginé du point de vue financier ou économique et
je me prépare à inscrire de nouveaux plus hauts."
Environ 8,7 milliards d'actions ont été échangées au cours
de cette dernière séance du mois et du trimestre, contre 7,6
milliards en moyenne sur les 20 précédentes.
Le marché obligataire américain a lui fini en légère baisse
face à la hausse des actions, le rendement des Treasuries à dix
atteignant 1,482% US10YT=RR .
(avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore; Marc Angrand pour le
service français)