Ripple va devenir sa propre banque aux États-Unis grâce au feu vert de l'OCC
information fournie par Cryptoast 27/10/2026 à 11:51

Ripple va devenir sa propre banque aux États-Unis grâce au feu vert de l'OCC

Ripple vient de franchir la dernière étape pour lancer sa propre banque aux États-Unis. L'Office of the Comptroller of the Currency (OCC) a accordé son approbation finale à la création de la « Ripple National Trust Bank », qui va gérer les réserves du stablecoin RLUSD et offrir des services de garde d'actifs numériques aux entreprises. Une validation obtenue moins d'un an après un premier feu vert conditionnel.

L’OCC donne son approbation définitive pour la Ripple National Trust Bank

C’est Brad Garlinghouse, le CEO de Ripple, qui a annoncé la nouvelle en personne sur X ce 27 octobre 2026 : l’ Office of the Comptroller of the Currency vient d’accorder son approbation finale pour le lancement de la Ripple National Trust Bank. Une annonce qui tombe à quelques heures de l’ouverture du Ripple Swell, la conférence annuelle de l’entreprise.

Cette validation par le régulateur bancaire fédéral intervient moins d’un an après l’approbation conditionnelle obtenue le 12 décembre 2025. Ripple avait déposé sa demande initiale de licence bancaire en juillet 2025 .

(...) Nous avons toujours dit que la crypto et les banques fonctionnent mieux ensemble. Voilà à quoi cela ressemble. Une vraie innovation, une vraie responsabilité, une supervision fédérale. La révolution ne se produit pas en dehors du système. Elle se produit de l’intérieur

Brad Garlinghouse

CEO de Ripple

Une banque conçue pour faciliter l’adoption du stablecoin RLUSD

Il convient toutefois de nuancer un peu la portée de cette licence, car le statut de « national trust bank » ne permet ni la collecte de dépôts, ni l’octroi de prêts. Ce statut se distingue donc des licences bancaires commerciales classiques. La Ripple National Trust Bank sera autorisée à gérer les réserves qui soutiennent le RLUSD, à agir comme fiduciaire de ces réserves pour les détenteurs du stablecoin, et à fournir des services de garde d’actifs numériques.

L’émission du RLUSD, elle, restera assurée par la Standard Custody & Trust Company, l’entité de Ripple régulée par le NYDFS (le régulateur financier de l’État de New York). La nouvelle charte fédérale vient donc s’ajouter à la supervision new-yorkaise existante, sans la remplacer.

Lancé en décembre 2024, le stablecoin RLUSD affiche aujourd’hui une capitalisation de plus de 2,6 milliards de dollars. Un marché des stablecoins qui pèse actuellement près de 300 milliards de dollars, et qui reste dominé par deux acteurs : l’USDT de Tether, avec plus de 182 milliards de dollars, et l’USDC de Circle avec ses 71 milliards de dollars de capitalisation. Dans ce paysage, le RLUSD pointe autour de la 9 e place avec environ 0,9 % de part de marché. Un poids encore modeste, mais que Ripple espère justement faire décoller via sa nouvelle charte fédérale et ses partenariats bancaires.

Une vague d’approbations fédérales pour la crypto

Ripple rejoint un club qui s’étoffe puisque Circle a obtenu son approbation finale de l’OCC en juillet 2026 pour sa banque fiduciaire, qui se limite pour l’instant à la garde d’actifs numériques, car la gestion des réserves de l’USDC n’est prévue que dans un second temps. BitGo avait de son côté reçu son feu vert dès décembre 2025. Coinbase, Crypto.com et World Liberty Financial (WLFI) ont pour leur part décroché des approbations conditionnelles au cours de cette année.

Ce timing n’a rien d’un hasard, car il s’inscrit dans le sillage du GENIUS Act ( Guiding and Establishing National Innovation for U.S. Stablecoins Act ), signé par le président Donald Trump en juillet 2025, qui a créé le premier cadre fédéral complet pour les stablecoins de paiement aux États-Unis. Quelques jours avant ce feu vert pour Ripple, l’OCC avait d'ailleurs publié sa règle finale d’application du GENIUS Act , qui entrera en vigueur le 18 janvier 2027. Ripple prend ainsi position avant l’entrée en vigueur du nouveau régime fédéral.

Cette dynamique de licences bancaires pour les acteurs cryptos n’est toutefois pas du goût de tout le monde à Washington. En mai dernier, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren avait accusé ces agréments de l’OCC de violer le National Bank Act , et de faire peser des risques sur le système financier. Le lobby crypto The Digital Chamber avait rejeté ces critiques quelques jours après, rappelant que les licences accordées ici se limitent aux activités fiduciaires, et que les entreprises concernées se soumettent volontairement à la supervision fédérale.

Pour Ripple, cette licence s’inscrit dans une stratégie plus large d’ancrage institutionnel. L’entreprise multiplie les annonces ces dernières semaines, dont encore tout dernièrement avec Aviva Investors, concernant la tokenisation partielle d’un fonds monétaire en livres sterling, via le XRP Ledger.

Source : Brad Garlinghouse sur X , communiqué de Ripple , lettre de The Digital Chamber

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