(Actualisé avec précisions, titre)
PARIS, 18 octobre (Reuters) - Les ventes de Rémy Cointreau
RCOP.PA au deuxième trimestre ont été pénalisées par la chute
du tourisme à Hong Kong, en particulier celles de cognac, a
annoncé vendredi le groupe de spiritueux en publiant un chiffre
d'affaires en baisse de 4% en données comparables sur la
période.
Rémy Cointreau a fait état d'un chiffre d'affaires de 300,7
millions d'euros pour la période de juillet à septembre (-1,3%
en données publiées). Il tablait auparavant sur une accélération
de ses ventes au deuxième trimestre, après une baisse de 3% au
premier trimestre en données comparables.
A 10h05, le titre cédait 1,8% à 120,5 euros, sous-performant
l'indice sectoriel européen (-1,1%).
Les ventes organiques du cognac Rémy Martin, principal
centre de profit du groupe, ont enregistré une hausse de 2,1% au
premier semestre, qui se compare à une croissance de 5,5% au
premier trimestre.
Ce ralentissement s'explique par "la chute du tourisme à
Hong Kong et une reconstitution plus lente que prévue chez les
détaillants aux Etats-Unis", précise le groupe dans un
communiqué. "Cette performance masque une demande toujours très
soutenue de nos cognacs."
Un vaste mouvement de contestation, né il y a quelques mois
du rejet d'un projet de loi d'extradition vers la Chine
continentale abandonné depuis, a eu un impact très négatif sur
le tourisme et sur l'économie locale.
Rémy Cointreau s'attend à ce que 2019-2020 se déroule dans
le cadre des objectifs à moyen terme du groupe.
Les fabricants de spiritueux ont été soulagés d'apprendre
que les hausses des tarifs douaniers imposées par les Etats-Unis
à partir de ce vendredi ne concernaient pas le cognac, le
champagne et les "blend" whiskies.
Toutefois, d'autres catégories de whisky sont frappées.
Pernod-Ricard PERP.PA a indiqué la veille q'il envisaient
de relever les prix de certains de ses alcools concernés par la
hausse des taxes, comme le Glenlivet.
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LEAD 1-Pernod-Les ventes ralentissent au T1, impact prévu de la
hausse des tarifs US
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(Jean-Philippe Lefief et Sarah White, édité par Jean-Stéphane
Brosse et Jean-Michel Bélot)