* Davantage de valeur ajoutée dans les nouveaux réservoirs
* Il faut remédier à des bruits et problèmes de pression
inédits
* Des discussions en cours sur l'Iran
* Verdict de Bruxelles sur les pare-chocs Faurecia le 11
juillet
par Gilles Guillaume
COMPIEGNE (Oise), 22 juin (Reuters) - Plastic Omnium
PLOF.PA ne voit pas dans l'émergence des nouvelles voitures
hybrides électriques une menace pour son activité historique de
réservoirs de carburant car ces modèles suscitent à l'inverse
des besoins inattendus.
Leader mondial des réservoirs en plastique, la division
Inergy de l'équipementier automobile propose aux constructeurs
des solutions pour réduire certains bruits et problèmes de
pression apparus lorsque le véhicule bascule en mode tout
électrique.
"Ce n'est pas parce que le réservoir devient plus petit et
qu'on est sur un véhicule hybride que la valeur diminue, au
contraire la valeur augmente", a déclaré Jean-François Bérard,
directeur de la R&D d'Auto Inergy, au cours d'une visite de son
centre mondial de recherche à Compiègne (Oise).
En mode électrique, le bruit de clapotis de l'essence dans
le réservoir en cas de freinage ou de virage n'est par exemple
plus masqué par le son du moteur thermique et peut incommoder le
conducteur à l'avant, ou les passagers assis sur la banquette
arrière, sous laquelle est logé le système à carburant.
Pour y remédier, Plastic Omnium a développé des parois à
trous insérées dans le réservoir lors de sa fabrication, et qui
fonctionnent comme des brise-lames.
L'arrêt prolongé du moteur thermique en mode électrique crée
aussi dans le réservoir une surpression qui a nécessité un
travail sur la structure ainsi qu'une gestion électronique, sans
laquelle le bouchon de réservoir devient impossible à dévisser.
"Vous avez des renforts, des piliers, une valve
électronisée, une électronique de pilotage, donc beaucoup de
fonctionnalités. La différence de valeur est assez
substantielle, d'environ 30% par rapport à un réservoir de
base", a ajouté Jean-François Bérard.
Plastic Omnium, qui a inauguré son premier réservoir
plastique en 1971 pour aider la berlinette Alpine A110 à gagner
en poids, compte aujourd'hui 35 usines à travers le monde.
S'il doit fermer cet été son site de Laval, il ouvrira en
2016 deux usines, au Mexique et en Chine, et en 2017 un site en
Inde.
Le groupe, qui dit discuter actuellement avec d'éventuels
partenaires pour travailler en Iran, sans qu'une décision soit
encore prise, attend également le verdict de la Commission
européenne à son projet de rachat des pare-chocs de Faurecia
EPED.PA . Une première réponse de Bruxelles est prévue pour le
11 juillet.
(Edité par Matthieu Protard)