OSLO, 2 septembre (Reuters) - La compagnie aérienne à bas
coûts Norwegian Air NWC.OL a demandé lundi à ses créanciers un
allongement de deux ans au maximum de l'échéance du
remboursement de sa dette, en proposant en garantie des créneaux
de décollage et atterrissage à l'aéroport de Londres Gatwick.
L'action Norwegian, qui était initialement en baisse de 5%,
s'est retournée et prenait 0,69% à la Bourse d'Oslo vers 09h15
GMT.
Les titres des ses concurrents comme Lufthansa LHAG.DE ,
IAG ICAG.L (maison mère de British Airways), Ryanair RYA.I
et Wizz Air WIZZ.L gagnaient entre 0,5% et 1% au même moment,
dans l'espoir d'une consolidation du secteur.
Troisième transporteur "low cost" en Europe, derrière
Ryanair et easyJet EZJ.L , Norwegian Air a révolutionné le
marché du long courrier en proposant des prix cassés sur les
vols transatlantiques mais cette stratégie s'est traduite par de
lourdes pertes d'exploitation et un endettement élevé.
La compagnie basée à Oslo, qui a failli être racheté par IAG
, a dû lever trois milliards de couronnes (311
millions d'euros) auprès de ses actionnaires cette année.
Norwegian Air a aussi obtenu en avril d'Airbus AIR.PA et
de Boeing BA.N de reporter des livraisons d'avions pour
réduire ses dépenses.
Le remboursement d'une partie de sa dette, qui arrive à
échéance en décembre 2019 et août 2020 avec un encours combiné
de 380 millions de dollars (346 millions d'euros), pourrait être
reporté respectivement à novembre 2021 et février 2022 si les
détenteurs des obligations de la compagnie acceptent les
nouvelles modalités.
"Nous voulons nous assurer d'avoir suffisamment de
liquidités pour les 12 prochains mois", a déclaré le directeur
général par intérim de la compagnie, Geir Karlsen.
Bjørn Kjos, le cofondateur de Norwegian Air, a démissionné
en juillet de son poste de directeur général.
(Terje Solsvik et Gwladys Fouche
Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van
Overstraeten)