OSLO, 27 mai (Reuters) - Nasdaq NDAQ.O a annoncé lundi
retirer son offre de rachat d'Oslo Bors OSLO.NFF , laissant
ainsi Euronext ENX.PA seul en lice dans la course pour
l'opérateur boursier norvégien, l'un des derniers encore
indépendants en Europe occidentale.
La décision du groupe américain, qui détient les autres
Bourses scandinaves, était largement attendue après que le
propriétaire des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, de
Dublin et de Lisbonne a obtenu il y a deux semaines le soutien
du ministère des Finances norvégien.
Euronext et Nasdaq avaient tous deux mis 158 couronnes
norvégiennes sur la table par action, valorisant l'entreprise à
quelque 6,8 milliards de couronnes (691 millions d'euros).
Même si, dans cette bataille, Euronext avait dit s'être
assuré le soutien d'actionnaires représentant 53,4% du capital
d'Oslo Bors, contre un total de quelque 35% revendiqué par
Nasdaq, c'est l'avis du gouvernement norvégien qui a été
déterminant.
Dans un communiqué, Nasdaq a précisé qu'il libérait de leurs
engagements les actionnaires qui avaient soutenu son offre, dont
la banque norvégienne DNB DNB.OL , premier actionnaire de la
Bourse d'Oslo avec une participation proche de 20%.
Réagissant à la décision de Nasdaq, DBB a dit ne pas encore
avoir décidé si allait vendre sa part à Euronext, ajoutant
qu'elle allait rencontrer l'opérateur boursier paneuropéen,
ainsi que d'autres actionnaires d'Oslo Bors, en vue de trouver
une "bonne solution".
Euronext avait une nouvelle fois prolongé son offre au début
du mois, qui court jusqu'au 31 mai.
Dans les premiers échanges, le titre Euronext gagnait 0,23%
à la Bourse de Paris, sous-performant légèrement l'indice
regroupant les valeurs européennes liées aux services financiers
.SXFP .
(Terje Solsvik, Benoit Van Overstraeten pour le service
français, édité par Jean-Michel Bélot)