Le C919 de Comac a effectué un deuxième vol d'essai
information fournie par Reuters 28/09/2017 à 07:58

    par Brenda Goh 
    SHANGHAI, 28 septembre (Reuters) - L'avionneur chinois Comac 
 CMAFC.UL  a annoncé jeudi que son monocouloir C919 avait 
effectué un deuxième vol d'essai, près de cinq mois après son 
vol inaugural intervenu le 5 mai après avoir été reporté à 
plusieurs reprises.  
    L'appareil qui vise à concurrencer le 737 de Boeing  BA.N  
et l'A320 d'Airbus AIR.PA> porte les ambitions de la Chine sur 
un marché mondial des gros avions de transport régionaux estimé 
à 2.000 milliards de dollars (1.700 milliards d'euros) sur les 
20 prochaines années.  
    "L'avion est revenu sans encombre", a dit un porte-parole de 
Comac à Reuters.  
    Comac a précisé que l'appareil avait atteint une altitude de 
10.000 pieds après avoir décollé de l'aéroport de Shanghai 
Pudong à 23h22 GMT. Il a atterri deux heures et 46 minutes plus 
tard alors que son vol inaugural avait duré 80 minutes.  
    "L'intervalle entre les deux premiers vols du C919 est 
extraordinaire", a souligné Bradley Perrett, journaliste 
d'Aviation Week et spécialiste de la Chine, dans un article 
publié mercredi.  
    "La conclusion doit être que Comac n'était pas vraiment prêt 
pour le vol inaugural en mai... De l'avis général, le C919 a 
volé aussi tôt pour des motifs purement politiques même si rien 
ne laisse penser que cela pouvait être dangereux." 
    L'avion régional MRJ de Mitsubishi, le premier avion de 
transport de passagers nippon, avait effectué son deuxième vol 
d'essai huit jours après son vol inaugural en 2015 et il ne 
s'est passé que cinq jours entre les deux premiers vols de 
l'A350 d'Airbus, a aussi rappelé Perrett. 
    Le site internet public chinois ThePaper.cn avait auparavant 
 rapporté que le C919 avait décollé de l'aéroport Pudong à 7h20 
heure locale et devait revenir vers 11h00, soit 3h40 de vol. 
Comac n'a pas précisé dans l'immédiat pour quelles raisons le 
vol a été plus court qu'attendu.  
    L'avionneur a pour l'instant fait état de 730 commandes pour 
le nouvel appareil, provenant de 27 donneurs d'ordre dont de 
nombreux loueurs chinois.  
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Véronique 
Tison)