France-Les syndicats de General Electric refusent le plan social
information fournie par Reuters 21/06/2019 à 11:26

    STRASBOURG, 21 juin (Reuters) - Les syndicats de General
Electric  GE.N  ont empêché pour la deuxième fois vendredi la
tenue à Belfort d’une réunion avec la direction qui aurait dû
ouvrir les négociations sur le plan de suppression d’un millier
d’emploi dans la branche des turbines à gaz.
    Comme lundi, plusieurs centaines de salariés se sont
rassemblés dans le bâtiment où devait avoir lieu la réunion qui
a été annulée, a-t-on appris de source syndicale.
    "On est tout à fait ouverts à la discussion mais pas dans le
cadre du plan social", a déclaré à Reuters Philippe Petitcolin,
secrétaire du comité social et économique et porte-parole de
l’intersyndicale qui réunit la CFE-CGC, la CGT et Sud.
    "Il faut qu’ils reviennent avec une nouvelle copie en
septembre, avec un projet qui permette de garantir la pérennité
de l’activité turbines à gaz à Belfort et le développement des
emplois dans d’autres activités", a-t-il ajouté.
    La direction de l’entreprise américaine "regrette" dans un
communiqué que la réunion n’ait pas pu se tenir et "réaffirme
son souhait d’engager des discussions constructive avec les
représentants du personnel".
    L’intersyndicale a introduit un recours en référé devant le
tribunal de grande instance de Belfort pour obtenir la
suspension du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) tant que les
études sur des voies de diversification de l’activité à Belfort,
notamment dans l'aéronautique, n’auront pas été finalisées.
    L’audience se tiendra le 27 juin à 14 heures.
     Une manifestation de soutien aux salariés est prévue ce
samedi dans les rues de Belfort dont General Electric est le
principal employeur industriel, avec 4.400 salariés.
    Tous les élus et partis politiques du Territoire de Belfort
ainsi que les responsables religieux et représentants des
milieux économiques ont appelé à y participer.
    Le plan social prévoit 792 suppressions de postes dans
l’activité turbines à gaz et 252 dans les fonctions support. Il
conduirait à la fin de cette activité à Belfort, selon les
syndicats.

 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)