* Ratio CET1 12,4% c. consensus: 11,8%
* Bénéfice imposable £3,2 mds (consensus: £3,97 mds)
* La structure de défaisance close avec 6 mois d'avance
* L'action au plus haut depuis octobre 2015
(Actualisé avec des précisions, cours de Bourse)
par Lawrence White et Andrew MacAskill
LONDRES, 23 février (Reuters) - Barclays BARC.L a annoncé
jeudi une hausse inattendue de son ratio de solvabilité grâce à
des cessions d'actifs accélérées, ce qui a permis à la banque de
se constituer des réserves dans l'anticipation de frais de
justice et d'une détérioration des conditions de marché.
Ce ratio de fonds propres est ressorti à 12,4%, alors que
les analystes ne l'attendaient qu'à 11,8%. Il implique que la
banque n'a plus besoin d'envisager un éventuel appel au marché.
"Nous n'entendrons plus cette question qui fut souvent posée
l'an dernier: Devrez-vous augmenter votre capital? (...) La
question devrait maintenant être close", a déclaré le directeur
général Jes Staley à la presse.
Les fonds propres préoccupaient les investisseurs depuis que
la Banque d'Angleterre avait signalé en novembre que la banque
avait raté l'un de ses objectifs dans un scénario de test de
résistance, sans pour autant que Barclays doive soumettre un
nouveau plan de renforcement de son capital.
La banque a cédé en 2016 sa banque privée asiatique, son
activité de cartes de crédit dans le sud de l'Europe et son
activité de banque de dépôt en Italie.
La banque a annoncé également un bénéfice imposable annuel
ajusté de 3,2 milliards de livres (3,8 milliards d'euros), le
triple pratiquement des 1,14 milliard dégagés un an auparavant,
inférieur toutefois au consensus des analystes livré par
elle-même qui était de 3,97 milliards.
Barclays a dit qu'elle fermerait la structure où sont
cantonnés les actifs à céder en juin, soit avec six mois
d'avance. Ces cessions d'actifs, en particulier africains,
s'intègrent dans une stratégie de recentrage sur les Etats-Unis
et la Grande-Bretagne.
Elle a passé un accord avec sa division africaine sur les
conditions de leur séparation, au terme de laquelle Barclays
Africa recevra 12,8 milliards de rands (939 millions d'euros)
pour financer des investissements exigés par la scission.
"Nous n'en avons plus que pour quelques mois avant d'avoir
acheté le restructuration de Barclays et je suis plus optimiste
que jamais pour 2017 et au-delà", a dit le directeur général Jes
Staley.
"Nous sommes bien placés pour absorber les aléas des années
à venir. Il reste un héritage du passé à absorber et nous
progressons en ce sens", a-t-il ajouté.
Le département américain de la Justice a intenté en décembre
une action en justice pour fraude contre la banque britannique
pour son rôle dans la vente de produits adossés à des créances
hypothécaires avant la crise financière de 2008.
Barclays est la seule grande banque, jusqu'à présent, à
contester l'accusation plutôt qu'à transiger.
La division banque d'investissement a dégagé de solides
bénéfices de l'activité de trading obligataire, à l'exemple des
performances de ses concurrentes américaines, à la faveur de
marchés instables.
En revanche, les provisions sur créances ont augmenté de 35%
à 2,2 milliards de livres, en raison d'une augmentation des
défauts de paiement de la clientèle, en particulier aux
Etats-Unis.
L'action gagnait 3,34% vers 10h10 GMT en Bourse de Londres,
dont l'indice FTSE-100 .FTSE était stationnaire, tandis que
l'indice sectoriel européen .SX7P prenait 0,23%.
(Wilfrid Exbrayat pour le service français)