Menace russe : Jean-Luc Mélenchon attribue la hausse des attaques hybrides en Europe aux attaques ukrainiennes sur le territoire russe
information fournie par Boursorama avec Media Services 23/09/2026 à 14:08

"Dès qu'on dit une parole de bon sens et de raison, on se voit accuser d'être des déserteurs du combat", a ironisé l'Insoumis.

Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 23 septembre 2026. ( AFP / THOMAS SAMSON )

Et si la Russie multipliait les attaques hybrides contre les pays européens parce que l'Ukraine effectue des tirs en profondeur sur son territoire ? C'est l'hypothèse avancée mercredi 23 septembre par le candidat insoumis à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui se défend de vouloir "excuser" Moscou.

"Personne n'a l'air de s'inquiéter de la raison pour laquelle la menace paraît plus grande aujourd'hui de la part de la Russie qu'elle ne l'était il y a quelque temps. Pourquoi? Il faut peut-être se demander si ça n'a pas un rapport avec les tirs en profondeur que fait l'Ukraine , position qui jusque-là n'avait pas été celle des Français", a dit Jean-Luc Mélenchon devant la presse.

"Ce n'est pas pour excuser la Russie puisque dès qu'on dit une parole de bon sens et de raison, on se voit accuser d'être des déserteurs du combat. Mais tout de même, qui peut imaginer qu'un pays laisse sa propre capitale être attaquée et n'apporte aucune réponse à une situation pareille? Ça n'existe pas. Même si la Russie est l'envahisseur de l'Ukraine", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

"Nous pensons que le risque s'accroît, mais qu' il n'y a toujours pas d'autre issue que la diplomatie et la discussion ", a-t-il encore déclaré.

"La nature de l'agressivité russe en Europe change"

Les Insoumis sont régulièrement accusés de complaisance envers le régime de Vladimir Poutine, ce qu'ils réfutent vertement. Ils réclament notamment la tenue d'une élection présidentielle en Ukraine , alors que le mandat de Volodymyr Zelensky aurait dû se terminer en 2024. Mais aucun scrutin ne peut être organisé sous la loi martiale, en vigueur depuis le début de l'invasion russe.

Vendredi, après avoir réuni les chefs de parti ou les candidats à la présidentielle à l'Elysée pour faire un point sur la situation internationale, Emmanuel Macron a prévenu devant la presse que la "nature de l'agressivité russe et des menaces en Europe change".

L'Ukraine a récemment accru ses attaques aériennes contre le territoire russe, dont Moscou, en réponse à l'invasion russe lancée en février 2022 et aux frappes contre son propre territoire et sa capitale Kiev, que la Russie a elle aussi intensifiées.

Les autorités ukrainiennes justifient leurs attaques, qui visent notamment des raffineries russes, par la nécessité de priver le Kremlin d'une source de financement majeure de sa guerre et de perturber la logistique de l'armée qui les cible.