Hausse des prix à la pompe : Sébasten Lecornu annonce "un plan exceptionnel de 500 contrôles" dans les stations-service
information fournie par Boursorama avec Media Services 09/03/2026 à 08:36

Sebastien Lecornu, à Paris, le 5 janvier 2026 ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Ces trois jours de contrôle seront réalisés par la répression des fraudes (DGCCRF) et représentent "l'équivalent d’un semestre complet du plan de contrôle habituel", a précisé le Premier ministre Sébastien Lecornu dimanche 8 mars.

Objectif : éviter les "hausses abusives des prix à la pompe". Dimanche 8 mars, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé sur X "un plan exceptionnel de 500 contrôles" dans les stations-service, "entre lundi et mercredi". "La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe", explique le Premier ministre, précisant que ces trois jours de contrôle, qui seront réalisés par la répression des fraudes (DGCCRF), représentent "l'équivalent d’un semestre complet du plan de contrôle habituel".

Sur X, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a jugé qu'il "serait plus simple de bloquer les prix, car toute hausse dans le contexte est abusive", ironisant sur le nombre de contrôles alors qu'il y a 10.000 stations-services en France".

Le gouvernement avait annoncé vendredi que le SP95-E10, l'essence la plus consommée par les Français, avait augmenté de 10 centimes par rapport à la semaine précédente, avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Cela correspond à une augmentation d'environ 5 euros pour le plein de 50 litres d'une petite voiture. L'augmentation du gazole est encore plus marquée : il se vendait vendredi à 1,98 euro le litre en moyenne contre autour de 1,72 euro le 27 février, soit 26 centimes d'augmentation (+15%).

"Inconcevable" pour le gouvernement de baisser les taxes

Plusieurs partis politiques, dont le Rassemblement national et La France insoumise, se sont émus ces derniers jours de cette hausse des prix. La cheffe des députés RN Marine Le Pen avait proposé mercredi de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses. Son parti réclame depuis plusieurs années de réduire la TVA de 20% à 5,5% sur les carburants, le fioul et le gaz. Le président du RN Jordan Bardella avait aussi appelé dès lundi à baisser TVA et accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), l'autre taxe sur les carburants, "en cas de flambée".

Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Éric Coquerel (LFI), a, lui, demandé au gouvernement de "réfléchir à un blocage des prix" de l'essence et, "si la situation perdure", de procéder à "des ajustements" sur l'accise. La ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon a estimé "inconcevable" de baisser TVA et TICPE car cela entraînerait un trou de près de 20 milliards d'euros dans le budget de l'Etat.