Défense : la Grèce étoffe un peu plus sa marine et achète deux frégates de type FREMM à l'Italie
information fournie par Boursorama avec Media Services 26/08/2026 à 11:40

La Grèce figure parmi les quatre pays de l'Otan qui consacrent plus de 3% de leur PIB aux dépenses de défense.

La frégate ialienne Carlo Bergamini au large de Karachi, au Pakistan, le 13 février 2023. (illustration) ( AFP / ASIF HASSAN )

La Grèce continue ses acquisitions dans le cadre de son vaste programme de modernisation militaire avec la signature prévue le 8 septembre de l'achat de deux frégates italiennes de type FREMM (classe Bergamini), a annoncé mercredi 26 août le ministère grec de la Défense. Athènes a déjà reçu en début d'année la première de quatre fréagte Belharra commandée à la France.

Le contrat final d'acquisition "doit être signé le mardi 8 septembre 2026 à Rome, en présence du ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, et de son homologue italien Guido Crosetto et des chefs de marine des deux pays", a précisé le communiqué ministériel. Le communiqué précise que l'acquisition fait suite "au protocole d'accord (MoU) signé le 29 septembre 2025 à La Spezia, en Italie, lors de la rencontre de Nikos Dendias avec Guido Crosetto".

Le communiqué ne précise pas le coût de l'achat de ces deux frégates, fabriquées par Fincantieri. La livraison de la première frégate aura lieu au premier semestre 2028, la seconde au premier semestre 2029. Le document signé le 8 septembre précisera "la participation de l'industrie grecque aux travaux de maintenance et d'adaptation de nouveaux systèmes sur les navires", ajoute le texte ministériel.

Navire de guerre de surface de taille moyenne et très polyvalent, la frégate FREMM (pour frégate européenne multi-missions) est conçue pour naviguer en haute mer, escorter d'autres bâtiments et neutraliser des menaces aériennes, navales ou sous-marines, voire frapper des cibles terrestres grâce à ses missiles de croisière.

FREMM, Rafales, F-35...

En avril 2025, le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis avait lancé une vaste refonte de l'armée du pays, étalée sur 12 ans et dotée d'un budget d'environ 25 milliards d'euros.

Outre l'acquisition de frégates françaises Belharra et d'avions de combat Rafale, la Grèce et la France ont renouvelé en avril dernier, à l'occasion d'une visite à Athènes du président français Emmanuel Macron, leur accord en matière de défense signé en 2021. Athènes a également signé un accord portant sur l'acquisition de 20 avions de combat F‑35 de fabrication américaine.

Le gouvernement grec a à plusieurs reprises justifié ce vaste programme d'armements comme "une nécessité", après le gel du budget d'armements pendant la décennie de la crise financière (2009-2018).

Client historiquement important de l'industrie de la défense européenne et américaine, la Grèce a par ailleurs renforcé ces dernières années ses relations avec Israël en matière de sécurité et de défense. Dans le cadre de cette coopération, Athènes avait annoncé en juillet un programme d'acquisition d'un bouclier de défense aérienne et antimissile auprès d'Israël.

La Grèce figure parmi les quatre pays de l'Alliance atlantique qui consacrent plus de 3% de leur PIB aux dépenses de défense, derrière la Pologne, l'Estonie et la Lettonie.