Services pétroliers : nouvelles suppressions d'emploi

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Technip, comme tout le secteur des services pétroliers, est frappé de plein fouet par la chute des cours du brut qui ont baissé de moitié en un an.
Technip, comme tout le secteur des services pétroliers, est frappé de plein fouet par la chute des cours du brut qui ont baissé de moitié en un an.

Cette fois, c?est Technip qui trinque. Frappée à son tour par la chute des cours du pétrole (le baril est, en gros, passé de 100 à 50 dollars en une année), l?entreprise parapétrolière française vient d?annoncer la suppression de 6 000 emplois dans le monde, dont une partie en France.

La décision de Technip s?ajoute à une longue litanie de plans sociaux. Depuis le début de l?année Vallourec (tubes en acier) a fermé une usine, CGG (sismique) a supprimé plus de 10 % de ses emplois alors que Schlumberger dégraisse à tour de bras (plus de 20 000 emplois en moins dans le monde, dont 120 sur ses sites français). C?est toute la filière des services pétroliers qui trinque, essentiellement parce que les compagnies pétrolières tranchent d?abord là où ces sous-traitants interviennent en priorité : dans l?amont, c?est-à-dire l?exploration et la production de pétrole.

Le profit avant tout

À cela deux raisons. D?abord, les majors pétrolières ont beaucoup investi ces dernières années pour exploiter de nouveaux gisements. À plus de 100 dollars le baril, le jeu en valait la chandelle. Désormais, c?est moins vrai. À quoi bon continuer à prospecter dans des zones de plus en plus difficiles d?accès ? L?urgence, c?est de maintenir les cours de Bourse, donc de réduire les coûts. « Les actionnaires des majors pétrolières mettent la priorité sur la recherche du profit », constate Colette Lewiner,...

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