Airbus et Safran vont prendre le contrôle d'Arianespace

le , mis à jour à 17:27
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* Cession de 34% détenus par le Cnes dans Arianespace * L'Etat devrait récupérer E100-200 mlns-source * Annonce prévue pendant le salon du Bourget-source * Airbus Safran Launchers détiendra 75% d'Arianespace (Actualisé avec précisions) PARIS, 10 juin (Reuters) - Arianespace a vocation à être contrôlée par Airbus Safran Launchers, coentreprise à parité entre Airbus AIR.PA et Safran SAF.PA , a confirmé mercredi le Premier ministre Manuel Valls, à l'issue d'une réunion ministérielle sur la filière Ariane. La cession des 34% d'Arianespace détenus par le Centre national d'études spatiales (Cnes), un organisme public, devrait rapporter à l'Etat entre 100 et 200 millions d'euros, a-t-on précisé de source proche du dossier, confirmant la fourchette citée par le quotidien Les Echos. Le Premier ministre "a confirmé qu'Arianespace avait vocation à être contrôlée par la coentreprise Airbus Safran Launchers, via la cession des titres Arianespace détenus actuellement par le Cnes", écrit Matignon dans un communiqué. "Les négociations sur les conditions de réalisation de cette opération industrielle vont donc se poursuivre sur cette base, dans le respect des procédures habituelles", poursuit le texte. L'annonce de l'opération est attendue au cours du salon aéronautique du Bourget, qui ouvre ses portes le 15 juin près de Paris, a également précisé la même source proche du dossier. Arianespace, Airbus Group et le Cnes n'ont pas souhaité commenter ces informations. Cette opération permettra à la coentreprise "Airbus Safran Launchers" (ASL), issue du rapprochement des activités lanceurs des deux groupes, de prendre le contrôle d'Arianespace. Le projet de cession des parts du Cnes, dévoilé en juin 2014, devrait en effet porter à 75% la part conjuguée de l'avionneur et du motoriste dans le lanceur. ASL aura notamment pour mission de piloter le programme Ariane 6, auquel 20 Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont donné leur aval fin 2014. Cette fusée, moins chère qu'Ariane 5 à laquelle elle succédera en 2020, devra lutter contre la concurrence de l'américain SpaceX et celle, prévisible, des pays émergents. ID:nL6N0TM4EG (Jean-Baptiste Vey, Cyril Altmeyer et Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)


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