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Succession du château de Toulouse-Lautrec : la famille du peintre déboutée par la justice
information fournie par Boursorama avec Newsgene16/09/2021 à 15:28

La justice a relaxé les époux Putzola, désignés uniques légataires universels par l'héritière de Toulouse-Lautrec avant sa mort (illustration). (Pixabay / AJEL)

La justice a relaxé les époux Putzola, désignés uniques légataires universels par l'héritière de Toulouse-Lautrec avant sa mort (illustration). (Pixabay / AJEL)

La justice a débouté la famille de Toulouse-Lautrec, qui réclamait la restitution du château où le peintre a grandi en Aveyron. Les époux Putzola, désignés uniques légataires universels par l'héritière de l'artiste avant sa mort, ont été relaxés.

La famille de Toulouse-Lautrec, qui réclamait la restitution du château où le peintre a grandi en Aveyron, a été déboutée mercredi par le tribunal correctionnel de Rodez qui a relaxé les actuels propriétaires. Lors de l'audience, le 2 juin dernier, le procureur avait requis 18 mois de prison avec sursis à l'encontre des époux Corinne et Jean-Claude Putzola, accusés d'« escroquerie » et d'« abus de faiblesse et de confiance ».

Pour le procureur Bernard Salvador, ils avaient profité de la vulnérabilité de Nicole Tapié de Celeyran, arrière-petite-nièce de Toulouse-Lautrec et occupante du château jusqu'à son décès le 12 août 2016, à 91 ans. La vieille dame était « aveuglée par les époux Putzola, ils ont abusé de son ignorance en matière juridique », avait-il alors dénoncé, dans des propos rapportés par l'AFP.

« C'est une malheureuse histoire de succession »

En revanche, Jean-Claude Putzola a estimé mercredi que la décision du tribunal « est la victoire d'une vieille dame qui s'est battue toute sa vie contre sa famille ». « C'est une malheureuse histoire de succession où des héritiers évincés réagissent mal et voient le mal où peut-être il n'est pas », a estimé de son côté l'avocat des actuels propriétaires du château, Me Elian Gaudy, qui a dit « s'attendre » à ce que le parquet, qui ne s'était pas encore exprimé à ce propos, fasse appel.

Au nom des parties civiles, Me François Rastoul a qualifié la décision de « très décevante ».
« Mes clients sont consternés (...) Ils étaient confiants, à la fois au vu de l'ensemble des pièces du dossier et également de la façon dont l'audience s'était tenue », a-t-il ajouté.

Quinze descendants de Toulouse-Lautrec et Nicole Tapié de Celeyran s'étaient constitués partie civile dans cette affaire, demandant notamment la propriété du domaine du XIIe siècle. Le musée Toulouse-Lautrec d'Albi s'était également constitué  partie civile.

Le couple avait rencontré l'héritière du peintre en 2015

Quatre mois avant sa mort, l'héritière du peintre avait désigné Jean-Claude Putzola et son épouse Corinne comme uniques légataires universels du château de Bosc situé sur la commune de Camjac, et d'un parc de 22 hectares. C'est dans cette demeure, classée monument historique et « estimée à plus d'un million d'euros » selon Me Rastoul, que Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) a passé une partie de son enfance.

Les deux sexagénaires, qui vivaient alors dans l'Hérault, n'ont fait la connaissance de la vieille dame qu'en août 2015, soit un an avant sa mort, par l'intermédiaire d'une cousine par alliance de l'héritière. Rapidement ils s'installent dans les appartements privés du château. Quelques semaines plus tard, en octobre, ils apparaissent sur un testament de la nonagénaire, aux côtés d'autres héritiers « naturels ».

Trois autres testaments suivront, jusqu'au dernier, en avril 2016 où seul le nom des Putzola figure. Avant son décès, Nicole Tapié de Celeyran avait également viré une somme de 20.000 euros sur leur compte.

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