Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Pourquoi investir dans un FIP/FCPI d’ici la fin de l’année ?
information fournie par Boursorama24/12/2018 à 13:45

réduire ses impôts avec les FIP/FCPI reste possible jusqu'à la fin de l'année (Crédits:Pixabay FirmBee)

réduire ses impôts avec les FIP/FCPI reste possible jusqu'à la fin de l'année (Crédits:Pixabay FirmBee)

Réduire ses impôts malgré l'année blanche mais aussi investir dans les entreprises françaises et européennes afin de favoriser leur développement. Les raisons de s'intéresser aux FIP/FCPI ne manquent pas. Tour d'horizon dans ce dossier spécial.

C'est très souvent durant le mois de décembre que le contribuable, en quête de solutions pour faire baisser ses impôts, se penche sur les placements dit de « défiscalisation ». Parmi le panel des outils disponibles, il y a les Fonds d'Investissement de Proximité (FIP) et les Fonds Communs de placement dans l'innovation (FCPI). Deux supports d'investissement qui peuvent vous permettre d'alléger la note fiscale malgré l'année blanche mais qui ne doivent pas être envisagés dans cette seule optique.

Une collecte abondante en 2017

Pour rappel, durant l'année 2017 près de 137.000 souscripteurs ont investi plus d'1 milliard d'euros dans les FIP/FCPI selon les dernières statistiques de l'Association Française de la Gestion financière (AFG). La collecte avait été prolifique du fait des dernières heures du dispositif ISF-PME et à « l'autorisation d'imputation de la réduction d'impôt de l'ISF-PME sur l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) dû au titre de 2018 », indique l'AFG dans son communiqué (1).

Un niveau de réduction d'impôt qui reste inchangé

Les FIP/ FCPI ont historiquement intéressé les personnes assujetties à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Du fait de sa disparition programmée en 2018, et de la perte d'importants flux de collecte pour les sociétés gérant ce type de placements, il a été évoqué la possibilité d'augmenter le niveau de réduction d'impôt applicable aux FPI/FCPI. Alors que le taux de réduction est de 18%, il était question de le faire passer à 25 %. Cette disposition avait même été actée dans la loi de finances pour 2018.

Malheureusement, pour être effective, il manque l'approbation de la Commission européenne, et la parution d'un décret d'application. Il y a peu de chance qu'il soit adopté d'ici la fin de l'année. En revanche s'il est adopté en 2019, il donnera une incitation supplémentaire aux contribuables qui voudront les souscrire l'année prochaine.

En l'état la réduction fiscale reste donc de 18 % des sommes investies (38 % pour le cas des FIP Corse et outre-mer). « Mais son investissement est capé à 12.000 euros pour une personne célibataire et 24.000 euros pour un couple. La réduction maximum pour un couple est donc de 9120 euros qui s'intègre dans la logique du plafonnement des niches fiscales de 10.000 euros. », précise Jérôme Devaud, Directeur Général Délégué d' Inter Invest .

Lire aussi : FCPI et FIP : comment déclarer son investissement

Un dispositif pertinent malgré l'année blanche

La mise en place du prélèvement à la source, qui entrera en vigueur à compter du 1 er janvier 2019, a nécessité la mise en place de savants calculs, pour éviter le risque de double taxation lors de sa première année de mise en place. Pour ce faire l'Etat a instauré un Crédit d'Impôt de Modernisation du Recouvrement (CIMR) qui a pour effet d'annuler l'impôt dû au titre de 2018. L'absence de taxation au titre de 2018 peut laisser au contribuable qu'il n'est pas intéressant d'investir dans des FIP/FCPI pour bénéficier d'une réduction fiscale. En pratique, elles seront juste décalées dans le temps. « En investissant en 2018, le contribuable bénéficie d'une réduction d'impôt dès l'année suivante », indique Jérôme Devaud. « Ce qui change c'est le mode de perception de cet avantage fiscal, en effet au lieu de venir en réduction de l'impôt sur le revenu comme c'était le cas auparavant, il va être restitué au contribuable en septembre 2019 au moment où il recevra son avis d'imposition », précise Raïssa Brian, Directrice du Développement chez Seventure Partners .

De plus, si les revenus habituels ou réguliers ne font pas l'objet d'une imposition au titre de l'année blanche, ce n'est pas le cas des revenus exceptionnels (Indemnités de rupture de contrat de travail, plus-values de cession de valeurs mobilières, prestations retraite en capital,), qui restent imposés. Il peut donc être intéressant dans cette optique de souscrire un FIP/FCPI.

Lire aussi : FIP/FCPI : l'année blanche ne remet pas en cause l'intérêt de la défiscalisation

Un FIP/FCPI est avant tout un produit d'investissement

L'avantage fiscal associé aux FIP/FCPI ne doit pas être la seule motivation pour y souscrire. Les sociétés de gestion qui font la promotion de ces fonds investissent dans des PME régionales (en Corse et dans les DOM/COM) pour les FIP et dans des entreprises innovantes , qu'elles suivent durant plusieurs années avant de revendre les participations et reverser aux souscripteurs des fonds leurs intérêts.

Pour bénéficier de l'avantage fiscal, les fonds investis par un épargnant doivent être bloqués au minimum 6 ans. En pratique, les durées sont souvent plus longues. « Il faut être prêt à immobiliser son argent sur une période de 7 ans minimum et de 9 ans maximum. Nous investissons dans des entreprises non-cotées qui présentent des risques particuliers, de perte en capital et d'illiquidité », précise Raïssa Brian. La possibilité d'une moins-value à l'issue de la période de blocage est donc réelle. D'où l'importance de choisir des sociétés de gestion qui bénéficient d'une expérience solide dans ce domaine et qui connaissent leur marché. « Nous sélectionnons les entreprises sur des critères de maturité, de rentabilité, de perspectives de développement mais aussi de liquidité et la capacité à céder les entreprises qui sont dans le portefeuille du fonds avant l'échéance et aussi sur la qualité des dirigeants que nous rencontrons très régulièrement », analyse Antoine Herbinet co-fondateur de Vatel Capital . L'investissement sur ce type de fonds doit donc clairement s'envisager comme un élément de diversification du patrimoine.

Retrouvez l'offre de FIP/FCPI pour 2018 de Boursorama ICI

(redaction@boursorama.fr)


(1) Communiqué de presse du 8 mars 2018 : " Levée de capitaux par les FCPI et les FIP en 2017"

Les FIP et les FCPI sont des outils de diversification qui s'adressent à des investisseurs avertis. Ces produits sont par nature des produits à risque qui ne devraient pas représenter plus de 5 à 10 % de vos actifs financiers. La valeur liquidative des fonds peut ne pas refléter le potentiel des actifs en portefeuille sur la durée de vie des fonds et ne pas tenir compte de l'évolution possible de leur valeur.

0 commentaire

Annonces immobilières