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Péages : l’augmentation de 2023 pourrait coûter cher aux automobilistes
information fournie par Boursorama avec Newsgene09/08/2022 à 08:30

L'augmentation annuelle du prix des péages pourrait être particulièrement rude pour les conducteurs en 2023. (Capture d'écran Google street view)

L'augmentation annuelle du prix des péages pourrait être particulièrement rude pour les conducteurs en 2023. (Capture d'écran Google street view)

Alors que les prix des péages doivent augmenter début 2023, comme chaque année, le gouvernement ferait pression sur les sociétés d'autoroutes pour freiner cette augmentation, qui pourrait s'avérer importante en raison de l'inflation.

Tous les ans, les tarifs des péages sont revalorisés en prenant en compte l'inflation. Or, avec 6 % d'augmentation des prix à la consommation sur un an en juillet, l'augmentation de 2023 pourrait être particulièrement rude pour les conducteurs. Mais, comme le rapporte Le Figaro , le gouvernement mettrait la pression sur les sociétés d'autoroute pour limiter cette hausse.

« Il est inconcevable qu'il y ait une hausse du prix des péages en février prochain, de 7 % ou 8 % » , a ainsi affirmé Clément Beaune, le ministre des transports, à nos confrères du JDD , en rappelant que les sociétés d'autoroute étaient liées à l'État par un contrat. Un coup de pression qui viserait à limiter l'augmentation des tarifs.

38 % d'impôts et de taxes

En effet, tous les ans en fin d'année, les sociétés d'autoroutes proposent une revalorisation de leurs tarifs calculée à partir de l'inflation. C'est ensuite au ministère des Transports de valider ces nouveaux prix et de les faire appliquer à partir du 1er février. En 2022, les tarifs des péages ont ainsi augmenté de 2 %. À noter que l'inflation représente généralement un tiers de cette hausse des prix et les deux tiers restants servent à financer les investissements des sociétés d'autoroute.

Cependant, un avocat spécialisé en droit routier, Rémy Josseaume, a tenu à rappeler que ces contrats rapportaient beaucoup d'argent à l'État. Lorsqu'un automobiliste prend un péage, 50 % de la somme payée revient à l'État, dont 38 % d'impôts et de taxes. « Le gouvernement met la pression aux sociétés d'autoroute, mais il doit aussi intervenir en réduisant le volume de sa taxation » , a-t-il déclaré.

Des discussions attendues à la rentrée

Il a par ailleurs précisé que les prix des péages avaient plus augmenté lorsque l'État les gérait seul. Mais cela n'empêche pas certains députés de prôner la renationalisation des autoroutes ou de demander la gratuité des péages pendant les vacances scolaires. Mais selon Rémy Josseaume, ces mesures seraient « inenvisageables tant du point de vue économique que pratique » .

Il reproche aussi au gouvernement de s'appuyer sur un décret relatif aux péages autoroutiers de 1995, qui était, au départ, contraire à l'article L112-3 qui liste les éléments pouvant être indexés sur le niveau général des prix. Enfin, il craint que si la prochaine revalorisation des prix des péages était reportée, les usagers aient à payer en même temps la hausse de 2022 et l'inflation de 2023. En attendant, le ministre des transports a expliqué que des discussions seraient engagées « dès la rentrée avec les sociétés de concessionnaires pour éviter une forte augmentation » .

13 commentaires

  • 09 août14:52

    guy, les impôts n'ont pas servi à construire les autoroutes : emprunts financés par péages


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