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Le boom de l'upcycling alimentaire
information fournie par Boursorama avec LabSense18/11/2022 à 07:30

L’upcycling est en plein essor depuis deux ans ! Également appelé surcyclage ou recyclage valorisant, cette pratique consiste à récupérer les matériaux et produits non utilisés, pour les transformer en matériaux de qualité supérieure. Un recyclage « par le haut », comme son nom anglais l’indique. Mais quelle est sa différence principale avec le recyclage traditionnel ?

Le boom de l'upcycling alimentaire - iStock-Thank you for your assistant

Le boom de l'upcycling alimentaire - iStock-Thank you for your assistant

Quelques chiffres sur le gaspillage alimentaire

En France, le gaspillage alimentaire représente 10 millions de tonnes de déchets par an. Un coût estimé à 16 milliards d’euros. On estime qu’un tiers de la nourriture produite dans le monde finit à la poubelle. Une perte de ressource considérable qui impacte notre planète avec 15,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 émis pour rien. À titre d’exemple, chaque baguette de pain jetée représente une baignoire remplie d’eau pour rien. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, le gouvernement a voté en 2020 la loi Agec (anti-gaspillage pour une économie circulaire). Cette loi a pour but d’encourager les entreprises dans leur transition écologique de leurs modèles de production. Et depuis ces deux dernières années, l’upcycling est en plein essor.

La différence entre l’upcycling et le recyclage

À ne pas confondre avec le recyclage, l’upcycling a pour objectif de recycler les déchets par le haut, en utilisant les matériaux et produits non utilisés pour les transformer en produit à valeur ajoutée. Donc une fois la transformation effectuée, le produit est de qualité. À l’inverse, le recyclage consiste à détruire des produits non utilisés pour en récupérer la matière première. Mais cette pratique induit alors une perte de qualité du produit. Et si l’upcycling est de plus en plus populaire, c’est notamment grâce à la prise de conscience des consommateurs. « L’accueil des consommateurs pour ces produits était frileux au début. Aujourd’hui, ils les recherchent », analyse Sophie de Reynal, spécialiste des innovations alimentaires au cabinet Nutrimarketing. Aujourd’hui, 39% des consommateurs souhaitent acheter des aliments et boissons contenant des ingrédients issus de l’upcycling selon le média américain spécialisé Fooddive. Et 57% des consommateurs prévoient d’en acheter davantage l’année prochaine. Cette pratique permet non seulement d’œuvrer pour une économie plus durable à impact positif, mais également aux entreprises de réaliser des économies financières grâce aux économies réalisées sur les matériaux.

Les exemples innovants d’upcycling

Ainsi, de nombreuses entreprises se spécialisent dans l’upcycling, comme Drêcheurs urbains, qui récupère la pulpe de céréales issue du brassage de la bière, pour la transformer en farine et fabriquer des biscuits. Ou encore l’entreprise Circul’Egg qui collecte les coquilles d’œufs, riches en minéraux et biomolécules, qui trouvent alors une seconde vie dans l’alimentation animale, le bâtiment, la cosmétique ou encore les compléments alimentaires. « Les possibilités sont assez infinies. Nous n’en sommes qu’au début », indique Sophie de Reynal. Actuellement, le marché de l’upcycling représente 53 milliards d’euros, et devrait atteindre les 83 milliards d’ici 2031, estime le cabinet Future Market Insights. Des chiffres très encourageants qui poussent de nombreux entrepreneurs à développer leur start-up dans ce marché innovant.

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