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Immobilier : 45 % des prêts ont été refusés à cause du taux d'usure depuis le 1er janvier
information fournie par Boursorama avec Newsgene17/08/2022 à 14:31

Les candidats à l'achat d'une résidence principale sont très majoritairement concernés (71 %) par la situation. (Photo d'illustration) (Pixabay / AlexanderStein)

Les candidats à l'achat d'une résidence principale sont très majoritairement concernés (71 %) par la situation. (Photo d'illustration) (Pixabay / AlexanderStein)

Depuis le début de l'année 2022, près d'une demande de crédit immobilier sur deux (45 %) est refusée par les banques à cause du taux d'usure qui doit obligatoirement être respecté. Un pourcentage inquiétant, qui concerne essentiellement la tranche d'âge des 30-55 ans et les personnes souhaitant acheter une résidence principale.

Difficile d'acheter un bien immobilier dans la période actuelle. Un sondage Opinion System a récemment révélé que 45 % des demandes de crédit immobilier n'ont pas été accordées depuis le 1er janvier 2022 en raison du taux d'usure, qui désigne le taux maximum auquel une banque peut légalement prêter de l'argent à un particulier, rapporte FranceInfo mardi 16 août.

Les actifs aisés très touchés

Ce taux d'usure vise à protéger les acheteurs qui pourraient être tentés de souscrire un prêt à un taux exorbitant, dont ils ne pourraient pas assumer les intérêts. Mais comme le dénonce l'Association française des intermédiaires en bancassurance (Afib), ce taux n'a pas suffisamment évolué au vu de marché immobilier actuel.

De nombreux candidats à l'achat se retrouvent donc lésés, ne pouvant souscrire à un crédit immobilier. La situation est d'autant plus inquiétante que 51 % des particuliers qui se sont vus refuser un prêt sont âgés de 30 à 55 ans, la tranche la plus aisée et active de la population. De même, 71 % des prêts refusés concernaient l'achat d'une résidence principale.

Tout un marché impacté ?

« Les ventes dans l'immobilier ancien et dans le neuf sont déjà touchées , estime le président de l'Afib interrogé par FranceInfo . Notre crainte c'est que tout l'écosystème de l'immobilier, toutes les professions et les salariés, soient impactés par ce problème de taux de l'usure si on n'y remédie pas rapidement. »

Selon lui, la meilleure chose à faire pour les candidats à l'achat est… d'attendre. Il estime probable que le mode de calcul du taux d'usure soit bientôt modifié, afin de permettre au marché immobilier de retrouver un second souffle – une solution qu'il appelle en tout cas de ses vœux.

8 commentaires

  • 18 août11:12

    La règle d'un écart a la moyenne de 30% maximum n'est pas adapté a un marché haussier dont les taux sont très bas.


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