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Fraude fiscale : Le Bon Coin craint une taxe sur les particuliers
information fournie par Boursorama avec Newsgene19/09/2018 à 09:29

(Pixabay)

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Le patron du Bon Coin craint que le nouveau projet de loi contre la fraude fiscale ne serve à « taxer les particuliers ». Pour le gouvernement, il s'agit uniquement de traquer les professionnels qui cherchent à se soustraire aux taxes.

Depuis ce lundi 17 septembre, les députés examinent en première lecture le projet de loi contre la fraude fiscale. Cette mesure « risque d'attaquer le pouvoir d'achat des Français », s'alarme Antoine Jouteau, directeur général du site Le Bon Coin, au micro de France Info.

Au-delà de 1 000 euros

La loi devrait imposer aux plateformes de transmettre automatiquement au fisc les revenus de leurs utilisateurs dès qu'ils dépassent 1 000 euros. « Cela va très vite : si vous vendez un vélo et un appareil photo, vous allez rapidement dépasser 1 000 euros », déplore le responsable du Bon Coin. Antoine Jouteau n'aime pas trop l'usage du terme « lutte contre la fraude ».

D'après lui, c'est un prétexte pour « réguler une économie collaborative qui est saine, vertueuse et transparente ». Le gouvernement assure vouloir traquer les professionnels qui se servent des sites comme Le Bon Coin pour échapper aux taxes. « On ne fait pas une loi pour rattraper quelques milliers de fraudeurs », rétorque Antoine Jouteau.

Taxer les particuliers

Le Bon Coin ne compterait que « quelques centaines » de faux particuliers. « Le business-model de ce site, c'est justement de basculer ces faux particuliers vers la rubrique « professionnels » car c'est ainsi que je gagne ma vie », précise le patron du cinquième site le plus visité de France. Antoine Jouteau évoque une « usine à gaz fiscale », mais assure qu'il appliquera la loi.

« Le fondement de ce projet est de taxer les revenus des particuliers », assène-t-il. D'après lui, il ne faut pas confondre l'achat au prix du neuf et celui de seconde main, qui représente « plutôt une moins-value ». Le responsable craint que cette mesure ne bénéficie à d'autres sites en dehors de France et d'Europe. Le concurrent Amazon pourrait en profiter pour grignoter des parts de marché.

7 commentaires

  • 19 septembre08:50

    je propose : qu'une loi oblige ceux qui créée une loi a en supprimer deux .


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