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Les députés veulent renforcer l'exit tax, ceux qui quittent la France pour payer moins d'impôts dans le viseur

information fournie par Boursorama avec Newsgene 02/11/2026 à 16:03

Les députés ont voté le retour à une exit tax plus dissuasive. (illustration) (Wikimedia / Coucouoeuf)

Les députés ont voté le retour à une exit tax plus dissuasive. (illustration) (Wikimedia / Coucouoeuf)

Les députés ont voté un amendement visant à redonner à l'exit tax sa forme originelle. En 2019, une réforme avait en effet limité l'impact de ce dispositif dont l'objectif est de taxer les contribuables détenant des actions lorsqu’ils transfèrent leur domicile fiscal hors de France.

L'Assemblée nationale a adopté vendredi 30 octobre un amendement visant à renforcer l'exit tax. Ce dispositif fiscal a été instauré en 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais une réforme appliquée en 2019 a considérablement réduit son champ d'action. Il a été « vidé de sa substance par Emmanuel Macron » , a ainsi déclaré Mickaël Bouloux (Socialistes) selon des propos rapportés par La Chaîne parlementaire . Ce dernier fait partie des députés de gauche et du centre qui réclamaient donc un retour aux règles initiales et ils ont été entendus.

« Un cadeau aux plus riches »

L’exit tax vise à taxer un contribuable détenant des actions lorsqu’il transfère son domicile fiscal hors de France. « Vous êtes imposable, sous certaines conditions, à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux au titre de vos plus-values latentes, de vos créances trouvant leur origine dans une clause de complément de prix et de vos plus-values de cession ou d’échange placées sous un régime de report d’imposition » , peut-on lire dans une note de l'administration française . Autrement dit, le contribuable qui part à l’étranger paie un impôt sur la plus-value qu'il aurait empochée s'il avait vendu ses actions au moment de son départ, même s’il ne les vend pas effectivement.

Avant 2019, pour échapper à cet impôt, le contribuable devait conserver ses actions pendant 15 ans après son départ de France. La réforme a abaissé ce délai de 2 à 5 ans. « Un cadeau aux plus riches et, en l'occurrence, aux exilés fiscaux » , a lancé Éva Sas (Ecologiste et social) lors du débat à l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, n'a pas soutenu l'amendement en l'état mais a évoqué la possibilité de fixer des « durées intermédiaires » . Le texte a obtenu 31 voix « pour » pour 20 voix « contre » et 35 abstentions.

4 commentaires
  • 16:24

    Toujours des taxes !!!

    Pas étonnant que beaucoup cherchent à fuir cet enfer fiscal...


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