Impôts : les solutions concrètes pour réduire votre taux d'imposition / iStock.com - Richard Villalonundefined undefined
PER et dons aux associations : les outils les plus connus
L'imposition représente souvent un poste important dans le budget des ménages, si on cumule l'impôt sur le revenu, la CSG (contribution sociale généralisée), les taxes locales et la TVA sur les produits de consommation. Différents dispositifs permettent d'optimiser sa fiscalité par des moyens simples et légaux. Le contribuable peut agir à deux niveaux pour alléger son impôt : soit diminuer son revenu imposable, soit profiter d'une réduction ou d'un crédit d'impôt. La déduction fiscale via un plan d'épargne retraite (PER) fait partie des leviers d'optimisation les plus connus. Le double objectif de ce produit de placement est de préparer sa retraite tout en réduisant son taux d'imposition. Sa grande flexibilité permet de verser des sommes ponctuelles ou régulières sur différents types de supports d'investissement, qu'il s'agisse de fonds en euros sécurisés ou d'unités de compte plus volatiles. Ces versements volontaires sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel maximal (pour les salariés : 37 094 € pour les versements effectués en 2025, 37 680 € pour les versements 2026). L'inconvénient est que les sommes placées sont bloquées jusqu'à la retraite, sauf situations de déblocage anticipé prévues par la loi. Les dons aux associations reconnues d'utilité publique ou d'intérêt général font partie des options très utilisées par le contribuable pour réduire son impôt. La réduction d'impôt s'élève à 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable du foyer (l'excédent pouvant être reporté sur 5 ans). L'abattement atteint 75 % pour les dons aux organismes venant en aide aux personnes en difficulté (aide alimentaire, soins, logement…) ou aux victimes de violences domestique, dans la limite de 2 000 € de don par an (au-delà, l'abattement est limité à 66 %).
L'immobilier : différents dispositifs de défiscalisation
L'immobilier offre de précieux atouts pour alléger sa charge fiscale de manière significative. Il est notamment possible de défiscaliser grâce aux déficits fonciers, qui se dégagent quand les charges déductibles liées à un bien immobilier locatif (travaux, taxe foncière, frais de gestion, primes d'assurance, intérêts d'emprunt…) sont supérieures aux revenus fonciers perçus pendant l'année. La limite est fixée à 10 700 € par an, avec report possible du surplus sur les dix années suivantes. Cette stratégie est d'autant plus avantageuse que le déficit foncier permet d'abaisser la tranche d'imposition applicable au foyer fiscal, et qu'il est exclu du plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an. L'administration est cependant très exigeante sur la nature des travaux éligibles, et n'hésite pas à engager des redressements fiscaux si le contribuable sort du cadre défini par la loi. Certains investissements immobiliers spécifiques offrent également des stratégies de défiscalisation : Le dispositif Pinel a pris fin le 31 décembre 2024 : il n'est plus possible d'investir sous ce régime mais les investissements antérieurs continuent de produire leurs effets fiscaux. Le statut du bailleur privé, dit dispositif Jeanbrun, lui succède depuis le 21 février 2026, pour les acquisitions réalisées jusqu'au 31 décembre 2028. Il permet d'amortir un logement neuf, ou ancien avec travaux, loué nu, et de déduire cet amortissement des revenus fonciers. En contrepartie, le propriétaire s'engage à louer pendant neuf ans en respectant des plafonds de loyers et de ressources des locataires. Le dispositif Denormandie, prorogé jusqu'au 31 décembre 2027, accorde une réduction d'impôt pour l'achat d'un logement ancien à rénover dans certaines communes. Son taux dépend de la durée de l'engagement de location. Il entre dans le plafonnement global des niches fiscales. Le statut de LMNP (loueur en meublé non professionnel) permet, au régime réel, d'amortir le bien et de réduire fortement l'imposition des loyers. Depuis le 15 février 2025, ces amortissements sont toutefois réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente. L'investissement en monument historique ou l'investissement Malraux (restauration d'un immeuble bâti en zone protégée) ouvrent également droit à des avantages fiscaux importants. Ils ont l'avantage d'échapper au plafonnement global des niches fiscales. Par ailleurs, les frais professionnels (déplacements, repas, matériel, formation), de même que le versement justifié et régulier d'une pension alimentaire à un enfant majeur ou à un parent ou ascendant dans le besoin, peuvent être déduits du revenu imposable en remplacement de l'abattement forfaitaire de 10%.
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