Taxe foncière 2026 : ces communes qui ont augmenté leurs taux
information fournie par Boursorama avec LabSense 27/09/2026 à 08:30

Être propriétaire est un privilège, mais génère aussi quelques obligations, dont celle d’acquitter la taxe foncière. En 2026, celle-ci ne frappe pas tout le monde avec la même intensité : certains voient une hausse à peine perceptible, quand d’autres connaissent un emballement de leur facture ! De neutre à spectaculaire, l’augmentation est à géométrie variable, selon l’endroit où se trouve votre sweet home... Tour d’horizon.

Taxe foncière 2026 : ces communes qui ont augmenté leurs taux / iStock.com - frederique wacquier

Calcul de la taxe foncière : une mécanique à deux étages

Avant de regarder qui a augmenté quoi, petit détour par la cuisine fiscale. La taxe foncière repose sur un duo inséparable : l’assiette et le taux. L’assiette, c’est la valeur locative cadastrale, autrement dit le loyer théorique que votre logement pourrait rapporter s’il était loué en permanence. Chaque année, l’État revalorise cette base : en 2026, elle grimpe mécaniquement de 0,8 %. Même les communes les plus sages voient donc la taxe augmenter un peu. Ensuite viennent les taux votés par les collectivités. Communes et intercommunalités appliquent chacun leur pourcentage sur l’assiette. Une hausse de taux, même microscopique, peut faire bondir la facture, surtout dans les zones où la valeur locative est déjà musclée. En résumé : la taxe foncière dépend de la valeur locative cadastrale et des différents taux applicables. Si l’un monte, ça pique. Si les deux montent, ça pique fort.

Une année globalement calme… mais pas partout

Selon la DGFiP, 85,8 % des communes ont reconduit leurs taux en 2026. Autrement dit : pas de panique pour la majorité des propriétaires. Mais derrière cette façade zen, 4 731 communes ont tout de même voté une hausse, dans 85 % des cas une hausse limitée à moins de 2 points. Les grandes villes, elles, ont joué la carte de la sobriété : seules 11 communes de plus de 40 000 habitants ont relevé leur taux. Une rareté qui tranche avec les années précédentes, marquées par des hausses plus franches. Les ajustements se concentrent surtout dans les petites communes, notamment celles de moins de 500 habitants, où 14,3 % de la population est concernée par une hausse de taux. Certaines hausses sont anecdotiques, d’autres beaucoup moins. En Sarthe, 64 communes ont voté une hausse, parfois jusqu’à +12 %. Dans le Gard, 32 communes ont fait de même.

Des hausses spectaculaires dans quelques territoires

Et puis il y a les cas extrêmes, avec des flambées très localisées mais bien réelles... À Mayotte, plusieurs communes connaissent ainsi des hausses stratosphériques à l’instar de Chirongui (+ 126,97 %), Kani-Kéli (+ 105 %), ou encore Mamoudzou qui subit une hausse de 95 %. Ces fortes hausses interviennent dans un contexte de reconstruction après les dégâts causés par les cyclones. En métropole aussi, quelques communes dépassent les 50 % d'augmentation, comme Saint-Genès-du-Retz (+ 66,23 %) ou Bény-sur-Mer (+ 65,4 %). Au total, 13,6 % des communes ont voté une hausse en 2026, tandis que 217 communes ont, elles, choisi de diminuer leur taux. La tendance nationale reste donc à la stabilité, mais les propriétaires situés dans les communes ayant relevé leur taux ressentent une hausse bien plus marquée que la simple revalorisation nationale.