Influenceurs et créateurs de contenus : comment déclarer ses revenus X, YouTube, Twitch ou Instagram ? information fournie par Boursorama avec LabSense 15/03/2026 à 08:30
Différencier « créateurs de contenus » et « influenceurs »
Avant toute chose, il convient de clarifier ce qui distingue les influenceurs des créateurs de contenus. Pour l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), le terme « créateur de contenus » désigne toutes les personnes qui produisent des contenus (textes, vidéos…) avec ou sans dimension publicitaire. À partir du moment où le créateur de contenus est rémunéré, il devient « influenceur ». Toujours selon l’ARPP, on parle de collaboration commerciale lorsqu’il y a engagement réciproque, contrepartie et intention de promouvoir un produit/un service. Si une marque offre un cadeau à un influenceur sans attendre de publicité en retour mais que l’influenceur choisit d’en parler, il ne s’agit pas à proprement parler d’une collaboration commerciale. Si cette marque envoie un produit à un influenceur pour qu’il en fasse la promotion en ligne, il s’agit d’une collaboration commerciale.
Focus sur la loi du 9 juin 2023
La loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 - visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux - renforce les règles en lien avec les pratiques des influenceurs sur X, YouTube et autres. Il leur est notamment interdit de promouvoir des produits contenant de la nicotine. De même, utiliser certains animaux pour vanter des produits est proscrit. En outre, les stars des réseaux sociaux ont l’obligation de préciser qu’il s’agit d’une collaboration commerciale ou d’une publicité. L’emploi de l’IA (intelligence artificielle) doit lui aussi être indiqué.
Influenceurs/créateurs de contenus et déclaration de revenus : que faut-il savoir ?
Vous entrez dans les catégories des influenceurs ? La déclaration de vos revenus dépend notamment de votre statut. Vous pouvez par exemple relever du régime artistes-auteurs ou bien être micro-entrepreneur BNC (bénéfices non commerciaux) ou BIC (bénéfices industriels et commerciaux). Vous avez ainsi le choix entre la micro-entreprise, la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) ou encore l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée). Avant de lancer votre activité, identifiez bien la nature de celle-ci puis procédez à votre immatriculation auprès de l’URSSAF. Ensuite, chaque mois ou chaque trimestre, vous déclarez vos recettes. Vos revenus sont imposables et soumis à cotisations. Notez que chaque année, vous recevez une attestation fiscale vous indiquant la somme à déclarer à l’administration fiscale. Si vous percevez des revenus d’affiliation et que vous touchez des commissions en cas de ventes, il s’agit d’un revenu commercial possiblement soumis à TVA. Si vous publiez des contenus protégés par le droit d’auteur et que vous percevez de revenus SACEM, SDRM ou encore des droits de diffusion, ces divers revenus peuvent relever du régime artistes-auteurs. Pour les collaborations en nature (produits offerts), tout doit être déclaré à l’administration fiscale (valeur réelle). Notre conseil ? Pour éviter les erreurs, faites-vous accompagner par un expert-comptable spécialisé dans l’influence commerciale.