Frais de télétravail : comment les déduire de vos impôts ?
information fournie par Boursorama avec LabSense 05/04/2026 à 08:30

Certains frais liés au télétravail peuvent être déductibles de l'impôt sur le revenu : c'est notamment le cas des frais de mobilier, d'informatique, d'abonnement Internet ou de fournitures. Comment procéder pour déduire ces dépenses de ses impôts ?

Frais de télétravail : comment les déduire de vos impôts ? / iStock;com - HJBC

Frais réels ou abattement forfaitaire de 10 % ?

L'expansion du télétravail a permis d'ouvrir de nouvelles possibilités de réductions d'impôt, jusque-là réservées à certains métiers. Désormais, tous les salariés en télétravail peuvent en bénéficier, à condition que les frais soient nécessaires à leur activité et qu'ils ne soient pas remboursés par l'employeur. Le salarié a deux possibilités : la déduction des frais réels ou l'abattement de 10 % appliqué automatiquement par l'administration fiscale. Si le choix se porte sur les frais réels, la totalité des frais professionnels (qu'ils soient ou non liés au télétravail) peut être déduite de l'impôt, sous réserve de fournir les justificatifs. Cette option, qui annule la possibilité d'abattement forfaitaire, est avantageuse si le montant total des dépenses professionnelles est supérieur à 10 % des traitements et salaires. Concrètement, les frais réels sont à reporter dans les cases 1AK (ou 1 BK pour le conjoint) à 1 DK de la déclaration papier. Pour la déclaration en ligne, ces rubriques sont accessibles à l'étape 3 en cliquant sur "Traitements, salaires". Il est également possible de déduire les frais professionnels à hauteur de 2,70 € par jour de télétravail (soit 59,40 € par mois, ou 626,40 € pour l'année) pour 2025. Si le salarié n'opte pas pour les frais réels, les frais liés au télétravail ne sont pas déductibles. L'abattement de 10 % sera alors calculé automatiquement par le fisc sur les montants déclarés en traitements et salaires.

Les dépenses déductibles de l'impôt sur le revenu

Les frais déductibles sont liés aux ajustements nécessaires pour travailler dans des conditions similaires à celles d'un bureau classique. Il s'agit des frais de communication (téléphone, abonnement Internet), des dépenses de mobilier (bureau, chaise de bureau), des dépenses de matériel informatique (ordinateur portable, téléphone professionnel, clavier, écran, casque Bluetooth, clé réseau), de fournitures et consommables (ramettes de papier, cartouches d'encre), de licences de logiciels. Il peut s'agir également d'une partie du loyer si le salarié locataire réserve une pièce de son logement à un usage professionnel. Le montant déductible se calcule au prorata de la surface dédiée au travail par rapport à la superficie totale du logement. Si la pièce n'est pas dédiée uniquement au travail, un prorata supplémentaire devra être appliqué en fonction du temps passé dans la pièce pour les besoins professionnels. Les travaux d'aménagement de l'espace professionnel peuvent également être pris en compte, de même que les frais d'électricité, de chauffage et d'assurance habitation. Chacune des dépenses devra être attestée par des justificatifs, et le lien avec l'activité professionnelle devra être prouvé. Si l'employeur verse une indemnité compensatoire, celle-ci est exonérée de l'impôt sur le revenu et de charges sociales à condition qu'elle ne dépasse pas le plafond fixé. Si elle est supérieure au plafond, l'excédent est imposable, sauf si des justificatifs peuvent être fournis. Si elle est inférieure aux dépenses réelles de télétravail, seule la part non couverte par l'indemnité de l'employeur peut être déclarée, à condition d'avoir opté pour les frais réels (et de justifier les dépenses).