CSG 2026 : quels supports d’épargne sont concernés par la hausse ? information fournie par Boursorama avec LabSense 11/02/2026 à 08:30
Qu’est-ce que la CSG ?
Il n’est pas toujours simple de s’y retrouver parmi tous les acronymes et sigles qui existent. La CSG, ou contribution sociale généralisée, fait partie des prélèvements sociaux et elle est affectée au financement de la protection sociale. La contribution sociale généralisée est prélevée sur divers revenus dont les revenus d’activité (elle apparaît d’ailleurs sur les bulletins de salaire) ou encore sur les revenus issus des placements. Chaque année, la CSG représente une proportion importante des ressources de l’État, avec environ 100 milliards d’euros.
La CSG enregistre une hausse presque généralisée
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été adopté par le Parlement et inclut une hausse de la CSG. Cette hausse est égale à 1,4 point. Au 1er janvier 2026, elle est donc passée de 9,2 % à 10,6 %. Bonne nouvelle tout de même, tous les placements ne sont pas concernés par cette augmentation, le Sénat ayant rejeté l’idée d’une hausse générale. Un amendement a ainsi été adopté. Il stipule que seuls certains placements sont concernés par la hausse de la CSG. L’idée ? Protéger les « petits épargnants », comme indiqué par Amélie de Montchalin, ministre de l'Action et des Comptes publics, mais aussi préserver certains produits considérés comme socialement ou fiscalement prioritaires (assurance-vie, épargne logement, immobilier) Quels sont alors les placements concernés par la hausse de la CSG ? Il y a les dividendes d’actions, les produits de placement à revenu fixe, les gains perçus dans le cadre d’un PEA (plan d’épargne en actions) ou encore les produits de l’épargne salariale acquise via la participation aux résultats de l’entreprise ou bien dans le cadre d’un plan d’épargne (PEE, PEI, Perco). Les autres placements - comme l’assurance-vie, les plus-values immobilières ou encore les intérêts et les primes attachés aux comptes épargne logement (CEL) ouverts jusqu’au 31 décembre 2017 et aux plans épargne logement (PEL) de moins de 12 ans ouverts jusqu’au 31 décembre 2017 - ne sont pas concernés par la hausse de la CSG dont le taux reste donc le même. Pour les rentes viagères et les primes attachés aux PEP (plans d’épargne populaire), le taux de la CSG reste également inchangé. Qu’en est-il des PER (plans d’épargne retraite) ? Ils sont aussi concernés par la hausse de la CSG. Et, contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, c’est également le cas quand ils sont construits sur le modèle des contrats d’assurance-vie (PER assurantiels).
Hausse de la CSG et augmentation du prélèvement forfaitaire unique
Même si la hausse de la CSG n’est « que » de 1,4 point, elle a tout de même un impact sur vos placements. Son augmentation entraîne en effet celle du prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé « flat tax », qui passe de 30 % à 31,4 %. Il s’agit d’un impôt mis en place en 2018 et qui a pour objectif d’alléger et de simplifier la fiscalité liée à l’épargne. Il ne s’applique qu’à une sélection de produits.