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Votre meilleure amie achète, vous restez locataire : résister au sentiment d’être “en retard” financièrement

information fournie par Boursorama avec Editorialink 26/10/2026 à 16:51

Rester locataire n’est pas un retard financier : acheter ou louer dépend de ses moyens, de ses projets et de sa stratégie patrimoniale ( Shutterstock )

Rester locataire n’est pas un retard financier : acheter ou louer dépend de ses moyens, de ses projets et de sa stratégie patrimoniale ( Shutterstock )

À 30 ou 40 ans, voir ses amis acheter un logement peut réveiller un sentiment d’échec. Une comparaison pourtant loin de refléter la réalité des finances.

Votre meilleure amie vient de signer son compromis de vente. Autour de vous, les achats s’enchaînent, photos de clés à l’appui. Et vous, vous continuez à payer un loyer. Même si votre logement vous plaît, difficile de ne pas avoir l’impression de prendre du retard. En France, devenir propriétaire reste associé à la réussite et à la sécurité financière. Pourtant, acheter à 30 ou 40 ans n’est ni un passage obligé ni une preuve de bonne gestion. Derrière deux situations apparemment comparables se cachent des revenus, des priorités et des projets différents.

Acheter plutôt que louer : un calcul financier moins évident qu’il n’y paraît

L’idée est tenace : payer un loyer reviendrait à jeter son argent par les fenêtres. Or, se loger coûte de l’argent dans tous les cas. L’achat permet de rembourser progressivement un capital et de se constituer un patrimoine, mais toutes les mensualités ne deviennent pas de l’épargne. Intérêts du prêt, assurance emprunteur, frais d’acquisition, taxe foncière, entretien et charges de copropriété représentent autant de dépenses. Personne ne peut non plus garantir que le logement prendra de la valeur à la revente.

Ces dépenses comptent lorsqu’on compare un loyer à une mensualité de crédit. Dans l’ancien, les frais d’acquisition représentent généralement 7 à 8 % du prix du bien. Une chaudière à remplacer peut ensuite bouleverser le budget. Certes, un prêt à taux fixe donne de la visibilité et avoir remboursé son crédit à la retraite constitue un avantage. Mais une revente rapide peut empêcher d’amortir les frais engagés. La vraie question n’est donc pas seulement « puis-je acheter ? », mais aussi « combien de temps vais-je rester ? ».

Propriétaire ou locataire : au-delà des chiffres, une question de mode de vie

Le calcul dépend aussi de la ville. Lorsque les prix d’achat sont élevés par rapport aux loyers , il faut parfois de nombreuses années pour qu’une acquisition devienne plus intéressante que la location. Ailleurs, le seuil peut être atteint plus vite. Pour comparer les scénarios, intégrez le coût du crédit, les charges, l’évolution possible du prix du bien et le rendement hypothétique de l’épargne non consacrée à l’apport. Chez BoursoBank, un simulateur permet d’estimer son financement immobilier . La banque propose des prêts à partir de 100 000 euros, sans frais de dossier, sous réserve d’acceptation.

Rester locataire présente aussi des avantages qui ne se lisent pas sur un relevé de compte. Changer de ville pour un emploi, adapter la taille de son logement à sa vie familiale ou ne pas supporter de grosses réparations peut être précieux. Cela ne signifie pas que louer soit toujours confortable : le loyer peut augmenter dans le cadre légal, le bailleur peut récupérer le logement sous certaines conditions et les marchés locatifs tendus compliquent les déménagements. L’essentiel est de choisir une formule adaptée à votre situation plutôt que de reproduire celle de votre entourage.

PEA, assurance-vie : d’autres façons de préparer son avenir financier

Surtout, ne pas posséder sa résidence principale n’empêche pas de bâtir un patrimoine. Si votre budget le permet, une épargne régulière peut financer des projets et préparer la retraite. Après la constitution d’une réserve de précaution, sur un Livret A ou un LDDS par exemple, vous pouvez envisager des placements à long terme. Le plan d’épargne en actions (PEA) de BoursoBank est accessible dès 10 euros et permet d’investir notamment dans des actions ou des ETF européens. En cas de retrait après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux. Le capital investi peut diminuer.

L’assurance-vie offre une autre voie pour se constituer une épargne. Le contrat BoursoVie , accessible dès 300 euros, propose notamment un fonds en euros et des unités de compte, sans frais d’entrée ni d’arbitrage, avec une fiscalité plus avantageuse sur les gains retirés après huit ans. Les unités de compte présentent toutefois un risque de perte en capital. Vous pouvez aussi préparer un achat pour plus tard, lorsque votre situation sera plus stable. Si votre location vous convient et que vous épargnez selon vos moyens, vous n’avez pas à justifier votre calendrier : la réussite financière ne se mesure pas à la date d’une signature chez le notaire.

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