Le renforcement de la sécurité des bailleurs face aux impayés et au squat est la mesure ayant reçu le plus de votes favorables. Illustration. (Mastersenaiper / Pixabay)
Une grande consultation citoyenne sur le logement a été menée par la coopérative Orpi avec Make.org du 2 avril au 28 mai 2026. Elle a réuni 16.348 participants, dont 60 % de propriétaires et 33 % de locataires. Certaines des 1.053 propositions étudiées ont reçu un nombre important de votes, selon les résultats publiés le 15 octobre, rapporte Capital .
Locataires et propriétaires en demande de protection
L'une des mesures qui a mis le plus de répondants d'accord, avec 90 % de votes favorables, c'est le renforcement de la sécurité des bailleurs face aux impayés et au squat. L'accélération des procédures d'expulsion est d'ailleurs plébiscitée dans 88 % des cas. Dans le même temps, 74 % des répondants veulent aussi mieux protéger les locataires face aux manquements des propriétaires.
Les locataires ont davantage prêché pour leur paroisse, se montrant moins favorables à l'allégement de la réglementation et plus favorables à une surtaxe des logements sous-occupés et des résidences secondaires, selon Guillaume Martinaud, président d'Orpi. Le signe, selon lui, d'un marché locatif sous forte tension. « On a des gens qui restent habiter dans des conditions pas acceptables car ils ne trouvent pas ailleurs » , a-t-il souligné.
Une crise à résoudre
Le responsable de la coopérative a attribué cette crise au manque de logements disponibles et à une fiscalité jugée trop instable, avec des lois qui ont beaucoup évolué et des dispositifs trop complexes. « On a tué l’investissement locatif, ce n’est plus rentable de louer aujourd’hui » , a-t-il estimé. Les participants à la consultation ne sont pas tombés d'accord sur la mesure qui pourrait alléger la crise, certains préconisant l'encadrement des loyers et d'autres une taxe importante sur les logements vacants.
De son côté, Orpi a tiré plusieurs propositions de cette consultation. La coopérative plaide pour une loi intégrale sur le logement, avec des règles stabilisées au moins cinq ans. Elle veut également un statut du bailleur privé, avec un amortissement de 4 % par an, une meilleure protection des bailleurs contre les impayés, des recours simplifiés pour les locataires mal-logés et enfin un objectif de 450.000 logements par an, construits ou remis sur le marché avec la fin des restrictions locatives liées au DPE.
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