Marché de l'immobilier : le rebond entraperçu en 2025 semble loin, les transactions se stabilisent
information fournie par Boursorama avec Newsgene 03/06/2026 à 14:49

Le marché immobilier, qui montrait des signes de relance en 2025, semble à nouveau ralentir en raison d'un contexte économique difficile. (illustration) (moerschy / Pixabay)

Le rebond tant espéré du marché immobilier français n'a pas eu lieu au cours du premier trimestre 2026, marqué par les tensions géopolitiques, le retour de l’inflation et la hausse des taux d’intérêt. Selon les données des notaires et de l’Insee, le nombre de transactions s’est stabilisé.

Le marché immobilier peine à se relever. L'élan aperçu en 2025 après trois années difficiles semble freiné par la dégradation du contexte économique international, le retour de l'inflation et la perspective d'une remontée des taux d'intérêt, rapporte BFMTV . Les chiffres du premier trimestre 2026 publiés par les Notaires de France avec l’Insee le confirment.

« Les perspectives positives initialement envisagées pour 2026 ont été largement affaiblies par les nouvelles tensions géopolitiques internationales et leurs conséquences économiques » , constatent les notaires du Grand Paris dans leur bilan du premier trimestre. Le nombre de transactions s'est stabilisé à 952 000 ventes sur 12 mois à fin mars 2026, un niveau similaire à celui de décembre 2025, après une année de progression.

Une demande qui reste faible

En Île-de-France, les ventes sont en légère baisse de 3 % sur un an. Toutefois, les prix augmentent légèrement (+0,6 %). Dans la capitale, le prix du m² dans l'ancien s'élève à 9 600 euros au premier trimestre et devrait stagner en juin 2026. En province, les prix des logements anciens se sont stabilisés sur un an (+0,1 %), après quatre trimestres de hausse.

La demande reste faible. Les acheteurs demeurent frileux et peinent à financer leur acquisition. Les taux d'intérêt ont progressé de 17 points de base entre août 2025 et avril 2026 pour approcher aujourd'hui les 3,5 % en moyenne. Dans ce contexte, les notaires du Grand Paris anticipent désormais un marché ralenti au moins jusqu'en 2027.