Logement : vers une « expulsion immédiate » des squatteurs ? L'État veut durcir les règles information fournie par Boursorama avec Newsgene 03/04/2026 à 16:54
Bonne nouvelle pour les propriétaires. Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a annoncé un renforcement des mesures à l'encontre des squatteurs. Au micro de RMC ce mercredi 1er avril 2026, il a réaffirmé la volonté du gouvernement de faciliter les expulsions dans certaines situations.
Des expulsions immédiates
« Il faut faire en sorte que ceux qui entrent illégalement dans un logement soient effectivement considérés comme des squatteurs. Ce n’est pas le cas actuellement » , a déclaré le ministre. Il a notamment dénoncé les longues procédures d'expulsion visant les personnes entrées légalement dans un logement, par l'intermédiaire d'Airbnb par exemple. « Au bout de 48h vous êtes considérés comme ayant un bail en bonne et due forme » , a-t-il rappelé.
C'est justement à cet « angle mort » que veut s'attaquer la loi « Ripost », proposé par le ministre de l'Intérieur. Son volet sur l'occupation illégale prévoit d'autoriser des expulsions immédiates. « Quelqu’un qui est entré, même s’il est entré avec les clefs, à partir du moment où il n’a pas eu de bail signé avec le propriétaire, il va être considéré comme sans droit ni titre et donc expulsable immédiatement » , a résumé le ministre du Logement. « C’était vraiment incompréhensible pour nos concitoyens » , a-t-il ajouté.
Alléger les procédures en cas d'impayés
Interrogé par un auditeur, il a également abordé la question du délai des procédures judiciaires, parfois très long, concernant les situations d'impayés. « On a entre deux et trois ans de procédure surtout avec des systèmes où les locataires vont payer un ou deux mois et ça va décaler la procédure. Il faut qu’on puisse durcir la loi » , a-t-il estimé. Il a annoncé des propositions législatives qui permettent de sécuriser les propriétaires, notamment ceux au niveau de vie « modeste » .