Logement : le nombre d'expulsions atteint 30.500 ménages en 2025, une nouveau record
information fournie par Boursorama avec Media Services 17/03/2026 à 14:03

Les expulsions progressent aussi de part l'application plus fréquente de la loi sur le narcotrafic, qui permet d'expulser les personnes en lien avec le trafic de drogue.

( AFP / JACQUES DEMARTHON )

Le nombre de ménages expulsés de leur logement en 2025 a atteint 30.500, un chiffre record et en hausse de 27% par rapport à l'année précédente, selon les données de la Chambre nationale des commissaires de justice publiées mardi 17 mars.

Les impayés sont aussi en hausse de 2,4%, avec 175.000 commandements de payer délivrés à des locataires en 2025. Il s'agit de la première étape juridique avant le début d'une procédure judiciaire pouvant aboutir à l'expulsion du locataire en situation d'impayés.

Cette "hausse sensible des procédures de recouvrement des loyers impayés" est à mettre au regard des "15 millions de logements en location" en France, a souligne Benoît Santoire, président de la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ), anciennement huissiers, dont le rôle est d'exécuter les décisions de justice

Un nombre d'impayés "assez faible"

La proportion d'impayés est "assez faible compte tenu du nombre de locataires", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse.

Benoît Santoire voit "de plus en plus sur le terrain l'application de la loi narcotrafic" d'avril 2025 qui prévoit qu' un préfet puisse saisir un juge pour faire expulser toute personne dont les agissements en lien avec des activités de trafic de stupéfiants troublent l'ordre public.

Au total, 63.700 requêtes d'expulsion par la force publique ont été formulées l'année dernière. Un chiffre équivalent à celui de 2024 selon la chambre.

Les "départs à la cloche de bois", lorsqu'un locataire quitte son logement sans préavis, ni état des lieux, ni parfois même prévenir le propriétaire, ont aussi augmenté, de 11,7% en un an. Quelque 6.000 procès-verbaux de constat d'abandon d'un logement ont été réalisés en 2025.

Ces chiffres sont issus du répertoire des actes des commissaires de justice, dont l'agrégation est automatisée. Tandis que les données de l'État sont des remontées des préfectures.