Leurs voisins dénoncent une « perte d’ensoleillement » et les empêchent d'agrandir leur maison
information fournie par Boursorama avec Newsgene 19/06/2026 à 12:57

À Chartres, des propriétaires n'ont pas le droit d’agrandir leur maison car leurs voisins ont notamment dénoncé une « atteinte à l’intérêt du voisinage ». (Capri23auto / Pixabay)

À Chartres, des propriétaires n'ont pas le droit d'agrandir leur maison car leurs voisins ont notamment dénoncé une « perte de vue et d’ensoleillement » et une « atteinte à l'intérêt du voisinage ». Le permis de construire qui leur avait été délivré vient d'être suspendu par la justice.

Des habitants de Chartres (Eure-et-Loir) se sont vu suspendre le permis de construire qui leur avait été délivré pour une « extension » et le « remplacement du portail » de leur maison. Comme le relate Le Parisien , leurs voisins dénonçaient une « perte de vue et d’ensoleillement » ainsi qu'une « atteinte à l'intérêt du voisinage » .

Deux demandes

La maison en question est située près de l'Eure et de l'église Saint-Pierre, classée monument historique depuis 1840. Les propriétaires avaient déposé un permis de construire en septembre 2025 pour la création d’une « extension » de « 35,01 m² » et d’un « auvent » , et pour le « remplacement du portail » de l'habitation.

Un avis « défavorable » avait été rendu par un architecte des bâtiments de France en raison de « l’atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du site patrimonial remarquable dans lequel le projet s’intègre » . En octobre 2025, les propriétaires avaient donc déposé une deuxième demande pour un projet « modifié » .

Une « fraude » ?

Ce deuxième permis de construire avait été validé par le précédent maire et des voisins avaient alors saisi le tribunal administratif d’Orléans. Ils dénonçaient une « perte de vue et d’ensoleillement » , une « atteinte à l’intérêt du voisinage » ainsi qu'une « fraude » de la part des propriétaires qui auraient, selon eux, « sous-évalué l’incidence visuelle » de leur projet.

Evoquant « un doute sérieux quant à la légalité de la décision » , le juge des référés du tribunal administratif d’Orléans a donc décidé de suspendre le permis de construire délivré aux habitants. Le dossier doit être réexaminé par trois juges d'ici 18 mois à deux ans, indiquent nos confrères.