La mairie et un promoteur lui réclamaient 2,8 millions d’euros : une retraitée obtient gain de cause information fournie par Boursorama avec Newsgene 24/04/2026 à 14:04
« C’est la fin d’un long calvaire » , assure Me Denis Hubert à nos confrères du Parisien . Après quatre ans de procédures, le tribunal judiciaire d’Évry a tranché en faveur de sa cliente, une retraitée à qui la SCCV Daudet et la mairie de Morigny-Champigny (Essonne) réclamaient plus de 2,8 millions d'euros. Le promoteur et la municipalité reprochaient à cette habitante de 77 ans d'avoir retardé la réalisation d'un vaste projet immobilier.
Protéger le patrimoine local
La septuagénaire a en effet déposé plusieurs recours contre la construction de 51 logements, d'une maison des associations et de 600 m2 de commerces. Le tout situé à proximité de l’église abbatiale de la ville. Les procédures ont repoussé de trois ans le début du chantier, désormais terminé.
Le promoteur a mis en avant une augmentation des coûts et du devis pour les fouilles archéologiques. De son côté, la mairie a pointé une perte de recettes fiscales avec le retard de la construction.
« C’est totalement aberrant »
Des éléments rejetés par la justice, qui a considéré que la retraitée n'avait pas abusé de son droit de recours. « Je suis extrêmement soulagée. [...] On est en France, on ne peut pas demander une telle somme à un particulier. C’est totalement aberrant » , a réagi l'intéressée.
Les plaignants, qui ont été déboutés, ont un mois pour faire appel de la décision. Le promoteur ne s'est pas prononcé. Le maire actuel de Morigny-Champigny Alexandre-Stéphane Haas, qui n'est pas à l'origine de l'affaire, en restera là.