L’épargne solidaire progresse de 15% et atteint 34 milliards d’euros en 2025, selon une étude
information fournie par Boursorama avec Media Services 24/06/2026 à 15:24

L’épargne solidaire est un placement investi dans des entreprises ou des associations de l’économie sociale et solidaire (ESS). ( AFP / FRED TANNEAU )

L'argent des épargnants est orienté vers des projets, des associations ou des entreprises à impact social ou environnemental positif.

"C'est une bonne année", s'est félicité auprès de l'AFP Patrick Sapy, directeur général du collectif Fair, qui fédère les acteurs de la finance solidaire en France.

L'épargne solidaire voit son encours croître "plus vite que le reste de l’épargne de manière générale", a-t-il continué, grâce à de l'argent frais, nouvellement déposé, mais aussi à la hausse de la valeur des placements existants. "Cela montre aussi que les produits d'épargne solidaire performent", souligne-t-il. "Epargner solidaire, ça rapporte aussi".

L'épargne dite solidaire reste cependant une goutte d'eau dans les quelque 6.600 milliards d'euros de patrimoine financier des Français, investis principalement dans des contrats d'assurance vie ou dans des produits d'épargne réglementée, comme le Livret A.

Les banques accélèrent la collecte solidaire

Dans ce secteur, l'argent des épargnants est investi dans des projets, des associations ou des entreprises à impact social ou environnemental positif (lutte contre l'exclusion ou promotion des énergies renouvelables, par exemple). Il a généré 16 millions d'euros de dons l'an dernier, un record .

Les trois canaux de souscription - l'épargne salariale, l'épargne bancaire et l'investissement direct dans des entreprises solidaires - ont tous les trois progressé l'an dernier.

L'épargne solidaire se développe d'autant plus facilement qu'elle est mise en avant par les établissements qui la commercialisent, souligne Patrick Sapy. "Tous les grands réseaux bancaires n'ont pas la même stratégie de promotion" de ces produits, reconnaît-il.

Les banques en ligne sont peu actives, quand des acteurs comme la MAIF, le Crédit Coopératif ou le Crédit Mutuel sont davantage moteurs.

L'investissement dit "responsable", qui recouvre un champ plus large que l'épargne solidaire, recule en revanche dans les portefeuilles des Français , selon une étude distincte publiée ce mercredi par la Banque postale (LBP).

" Les freins à l’investissement durable restent globalement inchangés: la faible connaissance des produits et leur complexité perçue ainsi que la difficulté à en mesurer l’impact durable réel ", relève l'étude, réalisée au printemps auprès de 1.000 Français.