Installer une éolienne domestique ou des panneaux solaires chez soi : quelles autorisations sont nécessaires ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene 25/06/2026 à 13:57

Les éoliennes domestiques d'une hauteur inférieure à 12 mètres ne nécessitent aucune autorisation préalable. (illustration) (Eryan76 / Pixabay)

Installer une éolienne ou des panneaux solaires chez soi est autorisé en France, mais les démarches administratives varient notamment selon la taille et la puissance de l'équipement.

Installer une éolienne domestique ou des panneaux solaires chez soi, c'est possible. Mais il faut respecter certaines règles. Selon la nature de l'équipement, sa taille et sa puissance, les démarches administratives peuvent varier, nous apprend Se Loger .

Concernant les éoliennes, le paramètre le plus important est la hauteur. En dessous de 12 mètres, aucune autorisation n'est requise. Entre 12 et 50 mètres, un permis de construire est obligatoire. Au-delà de 50 mètres, une double autorisation émanant du ministre de la Défense et du directeur général de l'Aviation civile est nécessaire. Il faut également obtenir une autorisation environnementale. La puissance de l'éolienne est aussi à prendre en compte. Les installations dépassant 20 MW sont soumises à une autorisation environnementale. En dessous de ce seuil, une simple déclaration suffit.

Attention aux secteurs protégés

Pour l'installation de panneaux solaires, aucune formalité n'est exigée pour les panneaux d'une puissance inférieure à 3 kW et d'une hauteur inférieure à 1,80 mètre, hors secteur protégé. Une déclaration préalable de travaux devient indispensable dès lors que la hauteur dépasse 1,80 mètre ou que l'installation se situe en zone protégée, ainsi que pour les puissances comprises entre 3 et 3 000 kW hors secteur protégé. Enfin, un permis de construire est requis pour les installations dépassant 3 000 kW, ou pour toute installation de plus de 3 kW située en secteur protégé.

Quelle que soit l'installation choisie, des obligations environnementales peuvent s'ajouter : une autorisation de défrichement si vous coupez des arbres et une dérogation « espèces protégées » si le projet est susceptible de porter atteinte à des espèces animales ou végétales protégées.