Immobilier : près d’un compromis sur quatre ne déboucherait pas sur une vente
information fournie par Boursorama avec Newsgene 24/06/2026 à 16:42

Un logement ne peut être officiellement remis en vente que lorsque le compromis est annulé, ce qui entraîne parfois des délais pour les vendeurs. Illustration. (Geralt / Pixabay)

En 2026, près d'une transaction immobilière sur quatre n'aboutit pas malgré un compromis de vente signé entre l'acquéreur et le vendeur. Si certains pensent que le compromis acte l'opération, il reste ensuite à confirmer la capacité de financement, et beaucoup d'acheteurs se heurtent aujourd'hui à des refus bancaires.

Vous avez signé un compromis de vente pour un bien immobilier et vous pensez l'affaire pliée ? Détrompez-vous. En 2026, selon les experts, près d'une vente immobilière sur quatre n'aboutit pas malgré la signature de ce document entre vendeur et acheteur, rapporte Capital , mardi 23 juin 2026.

Des prêts rarement accordés

Si beaucoup voient dans ce document la conclusion des négociations, il reste en effet après une étape essentielle : le financement. Et au regard du contexte actuel, beaucoup d'acheteurs font finalement face à un refus bancaire. Les banques se montrent en effet très frileuses compte tenu des taux d'intérêts élevés, estimés à 3,47 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans en juin 2026.

Pour maximiser leurs chances, les futurs acquéreurs ont aujourd'hui tout intérêt à livrer des dossiers solides aux banques, avec une estimation complète et juste de leurs revenus, taux d'endettement et niveau d'apport. Ce dernier « est un peu le nerf de la guerre auprès des banques » , indique d'ailleurs le notaire Me Léandre Alix.

Repartir de zéro en cas de vente annulée

Cette étape peut tout faire basculer, mais aussi créer des délais pour le vendeur. En effet, le logement ne peut être officiellement remis en vente que lorsque le compromis est annulé. Or, les réponses des banques entraînent des retards et certaines clauses exigent par ailleurs que les acheteurs essuient plusieurs refus bancaires avant d'annuler la vente.

Un vendeur peut ainsi remettre son bien en vente jusqu'à six mois plus tard, en repartant de zéro. Pour éviter cette situation, les professionnels s'organisent. « Lorsqu’un dossier de financement commence à montrer des signes de fragilité, nous reprenons contact avec les visiteurs qui s’étaient montrés intéressés afin de préserver la dynamique commerciale » , explique ainsi Michelle Rose, une agente immobilière, à Capital .